Les exportations vietnamiennes de fruits et légumes devraient poursuivre leur croissance au troisième trimestre
Les exportations vietnamiennes de fruits et légumes ont atteint 3,7 milliards de dollars au premier semestre 2026, en hausse de 19,4 % sur un an. Le durian et la demande chinoise restent les principaux moteurs, tandis que l’ouverture de l’Inde offre un nouveau débouché.
Une hausse de 19,4 % au premier semestre
Les exportations vietnamiennes de fruits et légumes devraient conserver une dynamique positive au troisième trimestre 2026, grâce à une production fruitière accrue et à la reprise de la demande sur les principaux marchés. Selon An Ninh Thủ Đô, les recettes d’exportation ont atteint 3,7 milliards de dollars au cours des six premiers mois, soit 19,4 % de plus qu’à la même période de 2025.
La production fruitière a continué d’augmenter pendant les sept premiers mois de 2026, soutenue par l’élargissement des surfaces arrivées au stade de la récolte et par des conditions météorologiques favorables, d’après le Centre d’information sur l’industrie et le commerce du ministère vietnamien de l’Industrie et du Commerce. Les volumes ont progressé pour la plupart des grandes cultures fruitières, alimentant le marché intérieur comme les exportations.
Le durian et la Chine portent l’expansion
Le durian est resté le premier produit d’exportation. Les expéditions ont représenté 520,8 millions de dollars en juin, en hausse de 104,1 % par rapport à mai et de 17,6 % par rapport à juin 2025. Au premier semestre, les exportations de durian ont dépassé 1,06 milliard de dollars, soit une progression annuelle de 26,4 %. Elles ont constitué 46,0 % des recettes vietnamiennes tirées des exportations de fruits frais. La banane et le fruit du dragon se sont classés aux deuxième et troisième rangs en valeur.
La Chine a acheté pour 970 millions de dollars de durians vietnamiens sur la période, soit 37,7 % de plus qu’un an auparavant. Elle a absorbé 91,0 % des recettes d’exportation de ce produit, devant Taïwan, Hong Kong et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Cette concentration souligne le poids de la demande chinoise pour les producteurs, les conditionneurs et les négociants vietnamiens, tout en exposant la filière à l’évolution des conditions d’accès et d’achat sur une seule destination.
La Chine est aussi restée le premier marché de l’ensemble des fruits et légumes vietnamiens. En six mois, les exportations ont atteint 2 milliards de dollars, progressant de 24,7 % et représentant 55 % des recettes totales du secteur. La croissance a surtout été alimentée par la demande de fruits tropicaux, notamment de durian, de fruit du dragon, de banane, de noix de coco fraîche et de mangue. An Ninh Thủ Đô a également signalé une solide progression aux États-Unis, en Corée du Sud et dans l’Union européenne, sans fournir de montants.
L’Inde offre un débouché supplémentaire
Le Vietnam prévoit une nouvelle reprise de la demande au troisième trimestre en Chine, aux États-Unis, dans l’Union européenne, au Japon et en Corée du Sud. L’Inde pourrait constituer un autre relais après avoir officiellement ouvert son marché au durian frais vietnamien le 13 juillet 2026, avec des exigences de quarantaine plus favorables. Cette ouverture donne aux exportateurs une destination supplémentaire et pourrait atténuer leur dépendance à la Chine, mais la source ne fournit aucune prévision d’expédition vers l’Inde.
La poursuite de la croissance au troisième trimestre soutiendrait l’objectif sectoriel d’environ 9,5 à 10 milliards de dollars de recettes d’exportation sur l’ensemble de 2026. Ce montant représenterait une hausse de 11,8 à 17,6 % par rapport à 2025. Sa réalisation dépendra du maintien des volumes récoltés, du respect des exigences des pays destinataires et de la conversion des nouvelles autorisations en flux commerciaux. La Chine reste toutefois l’acheteur déterminant pour la filière.