Les Pays-Bas dominent les exportations de pommes de terre fraîches avec 1,3 milliard de dollars
Les Pays-Bas ont représenté 19,6 % des ventes mondiales à l’exportation de pommes de terre non transformées, pour une valeur de 1,3 milliard de dollars. La France suit de près, tandis que la Belgique reste en tête des produits préparés, conservés et surgelés.
Les Pays-Bas captent 19,6 % des ventes à l’exportation
Les Pays-Bas sont devenus le premier exportateur mondial de pommes de terre non transformées pendant l’année étudiée. Le pays a expédié pour 1,3 milliard de dollars de produits, soit 19,6 % des ventes mondiales à l’exportation. Ces données proviennent d’une analyse de World’s Top Exports relayée par Zerkalo et Charter97.
La France arrive juste derrière, avec 1,2 milliard de dollars de recettes et 18 % du marché mondial. Ensemble, les deux pays représentent 37,6 % des ventes mondiales à l’exportation, ce qui souligne la forte concentration du commerce de pommes de terre fraîches en Europe occidentale.
L’Allemagne, l’Égypte et le Canada complètent le quinté
L’Allemagne occupe la troisième place avec 746,2 millions de dollars d’exportations, soit 11 % du total mondial. L’Égypte suit avec 524,1 millions de dollars et une part de 7,7 %, devant le Canada, dont les expéditions atteignent 381,4 millions de dollars et 5,6 % du total.
La Chine, les États-Unis, la Belgique, le Pakistan et le Royaume-Uni figurent également parmi les dix principaux exportateurs. Le classement réunit de grands pôles agricoles et logistiques européens ainsi que des producteurs d’Amérique du Nord, d’Asie et d’Afrique du Nord. Le marché international est donc alimenté par plusieurs bassins de production géographiquement distincts.
Une superficie limitée soutient une position commerciale majeure
La première place néerlandaise est d’autant plus remarquable que, selon Charter97, le territoire du pays est presque cinq fois plus petit que celui de la Biélorussie. Sa surface agricole est également nettement inférieure. Cette comparaison montre que la valeur exportée dépend non seulement des terres disponibles, mais aussi des rendements, de la spécialisation, du stockage, de la logistique et de l’accès aux acheteurs régionaux.
Les chiffres portent sur les ventes à l’exportation et non sur la production. Ils peuvent donc également refléter le rôle des Pays-Bas comme plateforme européenne de commerce et de distribution. La proximité de grands marchés de consommation et des infrastructures de transport établies permettent à un pays relativement petit de gérer une part disproportionnée des ventes transfrontalières.
La Belgique domine les exportations de pommes de terre transformées
Le classement change pour les pommes de terre préparées, conservées et surgelées. La Belgique reste le premier exportateur de ce segment, avec 4,5 milliards de dollars d’expéditions et une part mondiale de 25,5 %. Les Pays-Bas, le Canada, les États-Unis et la France complètent les cinq premières places.
La Pologne se classe septième dans les exportations de pommes de terre transformées, avec 564,4 millions de dollars, tandis que la Russie occupe le 14e rang avec 139,4 millions. Pour le premier exportateur, ce segment représente une valeur bien supérieure à celle du commerce de produits non transformés, grâce à la valeur ajoutée par la transformation, la surgélation, l’emballage et la fabrication de produits alimentaires de marque.
La Biélorussie occupe une position plus régionale. En 2024, elle était le premier fournisseur de pommes de terre de la Russie, avec un volume record de 193 800 tonnes. Le contraste révèle deux modèles commerciaux : les Pays-Bas et d’autres fournisseurs d’Europe occidentale desservent de vastes réseaux internationaux, tandis que la première place biélorusse était concentrée sur un seul marché voisin.