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Conadesse : les importations freinent le passage de la canne mexicaine aux bioplastiques, au papier et à l'alimentation animale

L'organisation Conadesse affirme que le Mexique dispose déjà de la matière première et des capacités pour transformer la canne à sucre en bioplastiques, en papier et en alimentation pour le bétail. Elle avertit aussi que les produits importés, dont des bioplastiques venus de Chine et du papier étranger, évincent les alternatives issues de la canne sur le marché intérieur.

Conadesse : les importations freinent le passage de la canne mexicaine aux bioplastiques, au papier et à l'alimentation animale

Conadesse : la matière première et les capacités existent déjà

L'industrie mexicaine de la canne à sucre dispose à la fois de la matière première et des capacités industrielles pour fabriquer des dérivés de la canne, parmi lesquels des bioplastiques, du papier et de l'alimentation pour le bétail, a indiqué l'organisation Conadesse dans des propos rapportés par El Sol de Orizaba. Imagen del Golfo a relayé l'avertissement de Conadesse selon lequel les importations freinent le potentiel de la filière canne.

L'organisation pose la question de la gamme de produits, pas du tonnage. L'industrie sucrière mexicaine doit élargir ses débouchés au-delà de la production de sucre et, dans le même temps, affronter des produits importés qui évincent les alternatives issues de la canne. Trois voies de valorisation sont citées :

  • les bioplastiques, où Conadesse désigne directement le produit chinois présent sur le marché intérieur ;
  • le papier, qui arrive également de l'étranger selon l'organisation ;
  • l'alimentation du bétail, troisième usage mentionné pour la canne.

Aucun des deux articles ne précise quelles fractions de la plante alimenteraient chaque filière, ni quelles sucreries ou régions cannières assureraient la transformation. El Sol de Orizaba, qui a rapporté ces propos, est publié dans l'État de Veracruz.

La demande est déjà couverte par l'import

Selon El Sol de Orizaba, les produits qui arrivent sur le marché mexicain comprennent des bioplastiques venus de Chine ainsi que du papier importé. Le texte publié n'indique pas l'origine du papier et aucun des deux médias ne donne de volumes, de valeurs ni de prix pour ces importations.

C'est le cœur de l'argument de Conadesse. La demande pour les produits que la filière canne pourrait fabriquer n'est pas hypothétique : elle existe et elle est déjà servie, mais depuis l'étranger. Pour un industriel mexicain qui envisage une ligne de bioplastique de canne ou de papier en fibre de canne, le concurrent n'est pas une autre sucrerie mais un circuit d'importation installé, avec ses prix, sa logistique et ses clients.

Le calcul d'investissement pour les sucreries

Aller vers les dérivés est la réponse classique d'une activité sucrière dépendante d'un seul prix de matière première : les coproduits et les résidus deviennent une deuxième source de recettes. Cela exige du capital des années avant le retour, et un prix tenable face à l'offre déjà en place.

Conadesse désigne l'obstacle sans le chiffrer. Ni volumes importés, ni comparaison des coûts rendus, ni estimation de la demande intérieure n'apparaissent dans les articles, ce qui laisse indéterminé l'écart entre le produit mexicain et le produit importé.

Ce que les articles laissent en suspens

Aucun des deux textes ne fixe de calendrier, de montant d'investissement, de projet nommé ni de demande précise adressée aux pouvoirs publics. La position de Conadesse associe une déclaration de capacité à l'identification d'une contrainte : les capacités sont là, et les importations réduisent l'incitation à les utiliser.

Pour les transformateurs, les investisseurs et les négociants, les questions pratiques restent sans réponse dans les sources : la taille de la demande mexicaine de bioplastiques et de papier, le coût rendu du bioplastique chinois face à un équivalent national issu de la canne, et l'existence éventuelle d'une demande de mesure commerciale ou de préférence dans les achats publics. Tant que ces chiffres ne sont pas publics, la diversification repose sur un potentiel énoncé et non sur un investissement engagé.

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