L'Indonésie annonce une hausse de 33 % des exportations de poulet et de 13 % des œufs, cinq marchés en cours
Le ministère indonésien de l'Agriculture fait état d'une hausse de 33 % des exportations de poulet et de 13 % de celles d'œufs en 2026. Singapour reçoit des œufs et des volailles vivantes, le Vietnam achète des poussins d'un jour, le Timor oriental et le Japon figurent aussi sur la liste. Cinq marchés supplémentaires en Asie et en Europe ont été ajoutés ces deux à trois derniers mois.
Le ministère indonésien de l'Agriculture (Kementerian Pertanian, ou Kementan) a fait état d'une nouvelle progression des exportations de produits d'élevage en 2026 : les exportations de poulet ont augmenté de 33 % et celles d'œufs de 13 %. Cinq marchés de destination supplémentaires sont en cours d'ouverture, rapporte iNews.id.
Les chiffres ont été présentés par Makmun, directeur de la valorisation des produits d'élevage au sein du ministère, lors de l'International Livestock, Dairy, Meat Processing and Aquaculture Exposition (IDLEX) 2026, qui s'est tenue au centre ICE BSD de Tangerang le mercredi 16 septembre 2026.
Une croissance sur trois axes
Selon iNews.id, Makmun a indiqué que le ministère suit l'essor des exportations d'élevage à travers le volume, la valeur et le nombre de pays de destination, et que ces trois indicateurs progressent d'année en année. La hausse de 33 % pour le poulet et de 13 % pour les œufs constitue les deux chiffres clés de l'exercice en cours.
Le ministère n'a pas publié les volumes de base, la valeur absolue des expéditions ni la période exacte de comparaison. Le tonnage reste donc indéterminé : un tiers d'exportations de poulet en plus n'a pas le même poids selon que le point de départ se compte en milliers de tonnes ou en quelques conteneurs.
Singapour, Vietnam, Timor oriental et Japon
Makmun a cité plusieurs marchés asiatiques qui reçoivent déjà des produits d'élevage indonésiens. Singapour est la destination la plus avancée, avec des expéditions d'œufs comme de volailles vivantes. Le Vietnam achète du matériel génétique indonésien, dont des poussins d'un jour (DOC). Le Timor oriental et le Japon figurent également parmi les destinations.
- Singapour — œufs et volailles vivantes
- Vietnam — matériel génétique, dont des poussins d'un jour (DOC)
- Timor oriental — produits d'élevage
- Japon — produits d'élevage
L'exportation d'animaux vivants est un commerce plus étroit que celui de la viande congelée. Elle suppose que le pays importateur reconnaisse le statut sanitaire de l'exportateur, et les envois sont généralement petits et fréquents plutôt que massifs. Que Singapour accepte à la fois les œufs et les volailles vivantes d'Indonésie traduit donc un accord vétérinaire opérationnel, et pas seulement un avantage de prix.
Le mix produit détermine aussi l'économie de ces flux. Volailles vivantes et poussins d'un jour sont des marchandises à délai critique, acheminées par voie aérienne ou sur de courtes traversées maritimes, tandis que l'œuf en coquille est un produit volumineux à faible valeur unitaire dont la compétitivité chute avec l'allongement du trajet. Les quatre marchés cités se situent à courte distance de l'Indonésie.
Cinq marchés en cours, dont en Europe
Selon Makmun, le ministère a ajouté cinq pays à son processus d'ouverture de marchés au cours des deux à trois derniers mois, en Asie comme en Europe. Il n'a pas nommé ces pays ni donné de calendrier pour les premières expéditions.
Une ouverture européenne relèverait le niveau d'exigence. L'accès pour la viande de volaille, les œufs et les animaux vivants dépend d'accords vétérinaires bilatéraux et d'agréments d'établissements, et pas seulement de la demande commerciale. La distance modifie en outre la structure de coûts : le fret maritime vers l'Europe prend des semaines et le fret aérien absorbe une large part de la marge sur une protéine bon marché.
Ce que les chiffres ne disent pas
Pour les transformateurs, les négociants et les importateurs, l'annonce laisse en suspens les questions opérationnelles essentielles : la répartition entre viande de volaille et animaux vivants dans les 33 %, la part des œufs de consommation face aux œufs à couver dans les 13 %, et l'identité des cinq marchés en négociation. iNews.id a repris les pourcentages et la liste des destinations tels que présentés par le ministère, sans statistiques douanières.
Le cadre fait partie du message. IDLEX 2026 réunit à Tangerang les fournisseurs de l'élevage, des produits laitiers, de la transformation carnée et de l'aquaculture, et la direction de la valorisation du ministère a utilisé le salon pour poser la croissance des exportations et l'accès aux marchés comme feuille de route du secteur.