Les exportations horticoles du Vietnam frôlent 5,87 milliards de dollars grâce au durian
Les exportations vietnamiennes de fruits et légumes ont atteint près de 5,87 milliards de dollars entre janvier et août 2026, en hausse de 21,8 %. Le durian a porté la croissance, tandis que la Chine a absorbé près de 59 % des ventes sectorielles durant les sept premiers mois.
Les ventes mensuelles dépassent encore 1 milliard de dollars
Le Vietnam a exporté pour près de 5,87 milliards de dollars de fruits et légumes durant les huit premiers mois de 2026, selon le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement. Ce montant représente une hausse de 21,8 % par rapport à la même période de 2025. Le secteur a franchi le seuil de 5,8 milliards de dollars un mois plus tôt que l’an dernier.
Les exportations d’août sont estimées à environ 1,1 milliard de dollars, en hausse de 1,3 % sur un mois et de 14,6 % sur un an. Il s’agit du deuxième mois consécutif au-dessus de 1 milliard de dollars. Selon VnEconomy, l’Association vietnamienne des fruits et légumes prévoit une poursuite de la croissance en fin d’année et vise environ 9,5 à 10 milliards de dollars d’exportations en 2026.
La récolte des Hauts Plateaux stimule le durian
Le durian a été le principal moteur. Les données douanières vietnamiennes reprises par VnEconomy évaluent ses exportations à environ 1,77 milliard de dollars sur les sept premiers mois. Elles ont progressé de 47,1 % sur un an et représenté près de 37 % des recettes d’exportation du secteur. Le pic des récoltes dans les provinces de Dak Lak et de Lam Dong a renforcé l’offre destinée aux acheteurs étrangers.
La superficie vietnamienne consacrée au durian a atteint environ 195 000 hectares fin 2025, soit presque trois fois celle de 2020. La production est passée d’environ 600 000 tonnes en 2020 à 1,8 million de tonnes en 2025 et devrait dépasser 2 millions de tonnes en 2026. La pleine saison de septembre et octobre coïncide avec une forte baisse de l’offre thaïlandaise après la fin de sa récolte. Des experts cités par VnEconomy estiment que le durian pourrait encore rapporter 1,2 à 1,5 milliard de dollars, voire davantage si le marché reste favorable, pendant les quatre derniers mois de l’année.
La Chine conserve une part dominante
La Chine a acheté pour plus de 2,8 milliards de dollars de fruits et légumes vietnamiens entre janvier et juillet, soit une progression annuelle de 33,1 %. Elle a représenté près de 59 % des recettes d’exportation du secteur. Les États-Unis se sont classés deuxièmes avec 361,1 millions de dollars, en hausse de 14,4 %, devant la Corée du Sud avec 201,4 millions, en hausse de 9,6 %, et le Japon avec 147,5 millions, en hausse de 4 %.
Lors d’une visite en août, le ministère vietnamien de l’Agriculture et de l’Environnement a travaillé avec l’Administration générale des douanes de Chine. Pékin avait homologué 401 zones de culture et 166 installations de conditionnement vietnamiennes. Le Vietnam a également testé au premier semestre 2026 un système de traçabilité du durian permettant aux acheteurs de vérifier les informations grâce à un code sur l’étiquette. L’Inde a ouvert son marché au durian frais vietnamien à la mi-juillet, créant un débouché supplémentaire.
La noix de coco et la transformation diversifient l’offre
La noix de coco a été le deuxième produit exporté, avec 367,4 millions de dollars en sept mois, en hausse de 20 %. Le Vietnam compte environ 200 000 hectares de cocoteraies produisant quelque 2 millions de tonnes par an. Près d’un tiers des surfaces respecte les normes biologiques américaines et européennes. Les autres valeurs déclarées comprennent 322,8 millions de dollars pour les pistaches, en hausse de 111 % ; 321,9 millions pour les fruits du dragon ; 265 millions pour les mangues ; 257,1 millions pour les bananes ; et 186,8 millions pour les fruits de la passion, en hausse de 25,6 %.
Les produits séchés, surgelés individuellement et les jus ont représenté plus de 30 % des recettes d’exportation. La transformation offre un débouché à une production croissante de matières premières et soutient les ventes à plus forte valeur. La poursuite de la croissance dépendra néanmoins de la sécurité sanitaire, du respect des règles phytosanitaires, de la traçabilité et du contrôle des zones de culture et installations de conditionnement enregistrées.