La Russie restreint les importations avicoles de quatre provinces espagnoles
Depuis le 25 août 2026, la Russie restreint temporairement les produits avicoles provenant de Ségovie, Ávila, Salamanque et Valladolid. Les mesures couvrent les volailles vivantes, les œufs à couver, la viande, les produits transformés, les aliments et certains équipements d’occasion.
Quatre provinces visées par les restrictions
Le Service fédéral russe de surveillance vétérinaire et phytosanitaire, Rosselkhoznadzor, a instauré à compter du 25 août 2026 des restrictions temporaires sur les importations avicoles provenant de quatre provinces espagnoles. Selon Meatinfo, la mesure concerne Ségovie, Ávila, Salamanque et Valladolid, après une dégradation de la situation zoosanitaire en Espagne liée à la propagation de la maladie de Newcastle.
Les restrictions couvrent les volailles vivantes, les œufs à couver, la viande de volaille et d’autres produits avicoles. Elles s’appliquent aussi aux marchandises contenant des produits transformés issus de volailles, sauf si elles ont subi un traitement capable de détruire le virus. Le procédé de transformation et les justificatifs vétérinaires deviennent donc déterminants pour les fournisseurs souhaitant conserver leur accès au marché russe.
La maladie de Newcastle, également appelée pseudopeste aviaire, est une maladie virale très contagieuse touchant les oiseaux. Rosselkhoznadzor a indiqué que ces mesures visaient à empêcher l’introduction de l’infection en Russie et à protéger la filière avicole nationale contre d’éventuelles pertes de production et pertes financières.
Aliments, équipements et bagages personnels concernés
Le dispositif dépasse le seul cadre alimentaire. Il inclut les aliments et additifs destinés aux volailles, ainsi que les équipements d’occasion précédemment utilisés pour leur élevage, leur abattage ou leur transformation. La Russie a également suspendu temporairement le transit sur son territoire des volailles vivantes originaires des quatre provinces.
Les produits avicoles finis, conditionnés en usine et transportés par des particuliers pour leur consommation personnelle dans un bagage à main ou en soute sont également interdits. Leur inclusion ferme une voie limitée mais pertinente pour la prévention sanitaire et montre que les restrictions s’appliquent aux flux commerciaux comme aux mouvements non commerciaux.
Les entreprises négociant des produits avicoles espagnols devront contrôler avant expédition la province d’origine, les conditions de traitement et les certificats vétérinaires. Les fournisseurs des autres régions espagnoles ne sont pas mentionnés dans la mesure rapportée. Les négociants de cargaisons mixtes pourraient toutefois devoir renforcer la traçabilité afin de prouver que les territoires visés ne figurent pas dans leur chaîne d’approvisionnement.
L’effet commercial dépend des volumes existants
Meatinfo indique que les produits auparavant expédiés depuis les provinces concernées ne seront plus admis en Russie et évoque une possible baisse de la disponibilité de certaines catégories de viande de volaille ainsi qu’une pression haussière sur les prix. La source ne fournit cependant ni volumes expédiés, ni part des quatre provinces dans les importations russes, ni valeur du commerce bilatéral. Les informations disponibles ne permettent donc pas de chiffrer l’impact sur le marché.
Les conséquences immédiates concernent surtout les producteurs et intermédiaires espagnols dont les commandes sont liées aux quatre provinces. Les expéditions des catégories visées devront cesser, sauf si elles bénéficient de l’exception prévue pour les traitements inactivant le virus. Les importateurs russes pourraient les remplacer par des marchandises espagnoles autorisées ou par d’autres origines. La durée reste indéterminée, les restrictions pouvant être révisées ou étendues selon l’évolution de la situation épidémiologique en Espagne et dans d’autres pays.