L’Indonésie prépare les exportations de choux de Dairi vers l’Asie
L’Indonésie développe à Dairi, dans le nord de Sumatra, une filière de choux tournée vers l’exportation, avec un objectif initial de 100 à 200 tonnes par mois. Le programme HDDAP portera sur les normes de culture, la gestion post-récolte et l’organisation des producteurs, avec la Malaisie, Singapour et Taïwan comme marchés cibles.
Dairi prépare une offre de choux destinée à l’exportation
La Direction générale de l’horticulture d’Indonésie et l’administration du district de Dairi développent une filière de choux tournée vers l’exportation dans le cadre du Horticulture Development in Dryland Areas Project, ou HDDAP. Ce programme soutenu par l’État vise à améliorer les normes de culture, la qualité post-récolte et la continuité de la chaîne d’approvisionnement dans ce district du nord de Sumatra.
Selon les données 2025 du bureau de Dairi de l’agence statistique indonésienne, citées par Detik Finance, la superficie récoltée en choux dépassait 549 hectares. Les rendements atteignaient 6 à 7,3 tonnes par hectare, tandis que la production annuelle actuelle était estimée à 5 000-6 000 tonnes, principalement destinées au marché intérieur. Les sols volcaniques de Dairi et son altitude de 700 à 1 450 mètres favorisent la production de choux d’altitude denses et croquants.
L’administration locale a indiqué que plus de 215 hectares étaient prêts à être consacrés au développement du chou dans le cadre de HDDAP. Lors de la phase initiale, les autorités prévoient d’affecter 100 à 200 tonnes par mois aux exportations, grâce aux contrôles de qualité, au renforcement des organisations de producteurs et à l’amélioration des capacités post-récolte.
La marge à l’export pourrait dépasser celle du marché intérieur
Le prix intérieur du chou est estimé entre 2 500 et 4 000 roupies indonésiennes le kilogramme, pour un bénéfice net d’environ 1 000 à 1 500 roupies par kilogramme. Le chou d’exportation pourrait atteindre 7 000 à 10 000 roupies par kilogramme. Après les coûts de tri, d’emballage et d’adaptation de la production, estimés entre 2 500 et 3 000 roupies par kilogramme, les agriculteurs pourraient dégager un bénéfice net de 3 500 à 5 000 roupies par kilogramme.
Selon ces hypothèses, les exportations pourraient générer un bénéfice deux à trois fois supérieur aux ventes intérieures. Detik Finance souligne que les revenus réels dépendront toujours des prix de marché, des coûts de production, du respect des spécifications de qualité et de l’efficacité logistique. Les débouchés extérieurs pourraient aussi réduire la dépendance des producteurs aux fluctuations des prix locaux, mais ils entraînent des frais supplémentaires de calibrage et de manutention.
Green Nova F1 fait partie des variétés développées, car son poids, sa pomme compacte et sa capacité de conservation conviennent à la production en altitude et à la distribution. Chaque chou d’exportation devra peser entre 1,5 et 2,5 kilogrammes. Les agriculteurs sont également encouragés à appliquer les bonnes pratiques agricoles, notamment l’utilisation appropriée des pesticides et le contrôle des résidus selon les règles du pays de destination.
La Malaisie, Singapour et Taïwan ciblés
La stratégie d’exportation vise l’Asie du Sud-Est et l’Asie de l’Est. La Malaisie et Singapour sont considérés comme des débouchés potentiels pour des livraisons régulières. Taïwan est également ciblé en raison de ses exigences particulières de fraîcheur et de qualité. Le tri et le calibrage seront donc essentiels pour garantir l’homogénéité des lots.
Freddy Lumban Gaol, directeur du développement de l’aval horticole au ministère de l’Agriculture et directeur du projet HDDAP, a déclaré le 20 septembre 2026 que l’accès au marché devait reposer sur la planification de la production, la constance de la qualité et la fiabilité de l’approvisionnement. Kesti Rusda Angkat, directrice du service agricole de Dairi, a indiqué que les autorités aideraient les producteurs à respecter les normes et à maintenir les volumes exportables. Le programme renforcera les groupements agricoles et les coopératives afin qu’ils puissent regrouper la production, négocier avec les acheteurs et coordonner les livraisons. Le résultat commercial dépendra néanmoins de partenariats durables avec les exportateurs et les clients étrangers.