Les exportations agricoles égyptiennes dépassent 6,2 millions de tonnes
Les exportations agricoles égyptiennes ont dépassé 6,2 millions de tonnes, dont 2,3 millions de tonnes d’agrumes et environ 918 000 tonnes de pommes de terre fraîches. Le pays mise sur la codification, les contrôles et la traçabilité pour accéder à de nouveaux marchés en Afrique, en Asie et dans les Amériques.
Les agrumes représentent le premier volume exporté
Les exportations agricoles égyptiennes ont dépassé 6,2 millions de tonnes, selon le ministre de l’Agriculture et de la Bonification des terres, Alaa Farouk. Ce chiffre correspond aux expéditions cumulées communiquées jusqu’à présent et illustre l’ampleur du secteur égyptien d’exportation de produits frais.
Un rapport officiel de l’Administration centrale de la quarantaine végétale place les agrumes en tête avec 2,3 millions de tonnes. Ils représentent ainsi plus d’un tiers du volume total annoncé, ce qui rend leur performance déterminante pour les producteurs, les entreprises de conditionnement et les exportateurs égyptiens.
Les pommes de terre fraîches occupent la deuxième place avec environ 918 000 tonnes. Les patates douces suivent avec plus de 235 000 tonnes, devant les raisins à environ 180 000 tonnes. Les oignons frais se classent cinquièmes avec 155 000 tonnes.
Le panier exporté dépasse les principales cultures
Les haricots frais et secs arrivent au sixième rang avec environ 136 000 tonnes. L’Égypte a également continué d’exporter des fraises, de l’ail, des tomates, des mangues, des goyaves et des grenades, sans que le ministère publie de volumes individuels pour ces produits.
Les chiffres montrent une concentration sur les premières catégories, mais aussi une base agricole plus diversifiée. Les agrumes et les pommes de terre fraîches totalisent au moins 3,218 millions de tonnes. Les volumes déclarés de patates douces, de raisins, d’oignons et de haricots ajoutent 706 000 tonnes, les autres cultures constituant le solde.
Pour les producteurs et les transformateurs, cette combinaison répartit l’activité d’exportation entre plusieurs calendriers de récolte et chaînes logistiques. Elle accroît aussi les besoins en tri, conditionnement, stockage frigorifique et traitement phytosanitaire, notamment lorsque les produits frais doivent atteindre des marchés éloignés dans des délais commerciaux courts.
La traçabilité soutient l’ouverture de marchés
Farouk a attribué cette performance au respect des exigences internationales de qualité et de sécurité sanitaire, à des inspections renforcées et à l’amélioration continue de la traçabilité. Masrawy et El Watan ont indiqué que l’Égypte avait étendu son système de codification et de suivi des cultures pour consolider la confiance des acheteurs étrangers.
L’Administration centrale de la quarantaine végétale travaille avec d’autres organismes du ministère et les bureaux agricoles égyptiens à l’étranger afin d’ouvrir des marchés supplémentaires en Afrique, en Asie et dans les Amériques. Le ministère entend aussi poursuivre son appui technique aux agriculteurs et aux exportateurs, tout en améliorant la qualité des cultures et l’efficacité logistique.
De nouveaux débouchés pourraient offrir aux fournisseurs égyptiens davantage de possibilités pour écouler la production saisonnière et réduire leur dépendance à un nombre limité de destinations. Les données publiées ne précisent ni les pays importateurs, ni la valeur des exportations, ni la comparaison avec la période précédente. L’annonce établit donc le volume des expéditions, mais pas leur rythme de croissance. Pour les négociants et investisseurs, les prochains indicateurs seront les destinations ouvertes, la valeur créée par les 6,2 millions de tonnes et la pérennité de l’accès obtenu grâce à la traçabilité.