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Le marché espagnol des snacks et fruits secs progresse de 4,6 % à 3 253,84 millions d'euros

Le marché espagnol des snacks et fruits secs emballés a réalisé un chiffre d'affaires de 3 253,84 millions d'euros en 2025, en hausse de 4,6 %, pour 392 865 tonnes commercialisées, selon Agronews Castilla y León. Ces chiffres impliquent une moyenne d'environ 8,28 euros le kilo sur l'ensemble de la catégorie. Les données publiées ne distinguent pas la croissance en volume de celle en prix.

Une catégorie de 3,25 milliards d'euros

Le marché espagnol des snacks et fruits secs emballés a dégagé un chiffre d'affaires de 3 253,84 millions d'euros en 2025, soit 4,6 % de plus que l'année précédente, pour 392 865 tonnes commercialisées, selon Agronews Castilla y León. Le périmètre couvre la catégorie entière, snacks salés d'un côté, fruits secs et fruits déshydratés de l'autre, et la confirme comme l'un des plus gros segments de consommation plaisir de l'alimentaire emballé espagnol.

Les 4,6 % sont une croissance en valeur. Les données publiées ne précisent pas quelle part provient de volumes supplémentaires et quelle part de prix de rayon plus élevés. Cette répartition est la principale inconnue pour qui arrête ses plans de production, ses budgets promotionnels ou ses contrats d'approvisionnement pour 2026 : dans une catégorie aussi mature, une croissance portée par les prix traduit généralement un report de coûts, tandis qu'une croissance portée par les volumes traduit une demande réelle.

Ce que dit le prix moyen

Le chiffre d'affaires divisé par le volume donne une moyenne d'environ 8,28 euros le kilo sur toute la catégorie. Derrière cette moyenne coexistent des produits aux structures de coûts très différentes :

  • Les chips et snacks salés extrudés, dont le coût dépend de la pomme de terre, de l'huile, de l'énergie et de l'emballage, avec un prix au kilo nettement inférieur à la moyenne de la catégorie.
  • Les fruits à coque décortiqués et grillés, où l'amande elle-même concentre l'essentiel du prix fini et dont la valeur au kilo se situe nettement au-dessus.
  • Les fruits déshydratés et les mélanges, à mi-chemin entre les deux, qui offrent le levier le plus simple pour ajuster le coût de la recette sans toucher au prix du paquet.

Du fait de cet écart, le mix produits déplace la moyenne autant que la politique tarifaire. Un report de la demande vers des snacks salés moins chers ou vers de petits formats de fruits secs fait monter les unités vendues tout en laissant les 8,28 euros quasi stables.

Conséquences pour la matière première et les échanges

Une catégorie qui écoule près de 393 000 tonnes par an repose sur une base de matière première que l'agriculture espagnole ne couvre qu'en partie. L'Espagne est un producteur important d'amandes et a étendu d'autres plantations de fruits à coque, tandis que la pomme de terre nationale alimente les lignes de chips. La pistache, la noix de cajou, l'arachide ou la macadamia arrivent chez les transformateurs espagnols par importation, ce qui lie une partie de la marge de la catégorie aux prix internationaux des amandons, au fret et à l'euro.

Pour les fournisseurs qui vendent en Espagne, un marché en hausse de 4,6 % en valeur signale des volumes contractés stables, pas une latitude de hausse des prix : en catégorie mature, les acheteurs de la distribution absorbent lentement les augmentations de coûts. Pour les transformateurs locaux, le même chiffre fixe le plafond de ce qui peut être récupéré en caisse. Si les intrants montent plus vite que 4,6 %, l'écart est supporté par la marge industrielle, le prix des marques de distributeur ou le grammage.

Points de vigilance

Trois variables décideront si la catégorie reproduit cette performance en 2026 : l'orientation des récoltes de fruits à coque et les prix d'amandons qui en découlent ; la part des marques de distributeur dans les volumes, qui comprime la croissance en valeur même à tonnage stable ; et le poids relatif des fruits secs face aux snacks salés dans le mix, principal levier sur la moyenne de 8,28 euros. Aucune de ces données n'apparaît dans les agrégats, ce qui fait de la ventilation volume/prix le prochain chiffre à surveiller pour la filière.

Analyse complète du marché

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