Les exportations égyptiennes de légumes surgelés atteignent 207 millions de dollars
L’Égypte a exporté environ 171 000 tonnes de légumes surgelés pour 207 millions de dollars en 2025, se classant huitième au monde pour la sous-position SH 071080. L’Arabie saoudite a été le premier débouché et la valeur exportée a progressé de 3% par rapport à 2024.
L’Égypte représente 4% des exportations mondiales
Les exportations égyptiennes de certains légumes surgelés ont atteint environ 207 millions de dollars et 171 000 tonnes en 2025, selon les données du Conseil des exportations des industries alimentaires citées par Khabars7. Ce résultat place l’Égypte au huitième rang des exportateurs mondiaux de produits relevant de la sous-position SH 071080, avec près de 4% des exportations mondiales de cette catégorie.
Cette sous-position couvre les légumes congelés non cuits ou cuits à l’eau ou à la vapeur. Elle exclut les pommes de terre, les légumes à cosse, les épinards et variétés apparentées, ainsi que le maïs doux. Cette délimitation est importante pour les transformateurs et les négociants, car le total publié ne représente pas l’ensemble de la filière égyptienne des légumes surgelés.
Selon El Balad, la valeur et le volume des exportations ont tous deux enregistré un taux de croissance annuel composé de 15% entre 2020 et 2025. Le chiffre de 15% décrit donc la progression sur cinq ans et non la hausse annuelle de 2025. La valeur exportée a augmenté de 3% par rapport à 2024, signe d’une expansion toujours positive, mais plus lente durant la dernière année.
L’Arabie saoudite et les États-Unis dominent la demande
L’Arabie saoudite a été le premier débouché des produits égyptiens de cette catégorie en 2025. Les expéditions vers le royaume ont représenté environ 32 millions de dollars, soit 16% du total. Les États-Unis ont suivi avec 30 millions de dollars et une part de 15%, laissant un faible écart entre les deux principaux marchés.
L’Italie s’est classée troisième avec 19 millions de dollars, soit 9% des exportations. L’Espagne a acheté pour 13 millions de dollars, ou 6%, tandis que la Russie a reçu 11 millions de dollars de produits, soit 5%. Ensemble, les cinq premières destinations ont généré environ 105 millions de dollars, l’équivalent de près de 51% des exportations égyptiennes de la sous-position.
Cette répartition donne aux fournisseurs égyptiens accès à trois zones commerciales distinctes : le marché arabe, l’Amérique du Nord et l’Europe. Parallèlement, près de la moitié des recettes provenaient de pays situés hors des cinq premiers marchés. Cette diversité limite la dépendance envers un seul acheteur, même si l’Arabie saoudite et les États-Unis ont représenté ensemble 31% des ventes.
La croissance accroît les besoins de capacité
Les taux de croissance composés identiques de 15% en valeur et en volume montrent que l’expansion entre 2020 et 2025 a été largement portée par l’augmentation des quantités physiques, et pas seulement par la hausse de la valeur. D’après les totaux de 2025, la valeur moyenne à l’exportation s’établissait à environ 1 211 dollars la tonne. Cette moyenne calculée regroupe plusieurs légumes, spécifications et destinations et ne constitue pas le prix de marché d’un produit particulier.
Pour les producteurs et transformateurs égyptiens, la croissance durable des volumes renforce l’importance de la disponibilité des matières premières, des capacités de surgélation, de l’approvisionnement énergétique, du contrôle qualité et de la logistique sous température dirigée. Les exportateurs doivent également gérer des exigences réglementaires et commerciales différentes en Arabie saoudite, aux États-Unis et en Europe. La diversité des débouchés offre des possibilités d’expansion, mais sa poursuite dépendra d’une production fiable et d’une conformité constante.
La hausse de 3% de la valeur exportée en 2025 confirme que la demande est restée positive après plusieurs années de forte expansion. Elle établit toutefois un repère à court terme plus modéré que le taux composé sur cinq ans. Les producteurs, transformateurs et investisseurs auront besoin des prochaines données de volume et de valeur pour déterminer si le ralentissement tient aux prix, aux limites de capacité ou à une normalisation après la croissance antérieure.