La Chine devance la Russie dans leurs échanges de volaille en août
La Chine a exporté pour 21,9 millions de dollars de viande de volaille vers la Russie en août, contre 21,5 millions dans l’autre sens. La Russie reste en tête sur huit mois, mais l’écart est tombé à 33,5 millions de dollars.
Le solde mensuel s’inverse
La Chine a exporté pour 21,9 millions de dollars de viande de volaille vers la Russie en août, tandis que les livraisons russes du même produit à la Chine ont totalisé 21,5 millions. L’écart a atteint environ 400 000 dollars. Août est ainsi devenu le premier mois de 2026 où le flux chinois a dépassé celui en sens inverse, selon Interfax, qui cite l’Administration générale des douanes chinoises.
Cette avance reste faible et n’a pas encore modifié le solde cumulé. De janvier à août, la Russie a livré à la Chine 188,2 millions de dollars de viande de volaille, contre 154,7 millions d’exportations chinoises vers la Russie. La Russie a donc conservé une avance de 33,5 millions de dollars sur huit mois.
Les exportations russes chutent fortement
Le principal changement vient du recul des ventes russes. Les recettes tirées des exportations de volaille vers la Chine ont été divisées par 1,7, passant de 322 millions de dollars entre janvier et août 2025 à 188,2 millions sur la même période de 2026. En août, les livraisons sont tombées à 21,5 millions, contre 51,5 millions un an auparavant et 35,5 millions en juillet.
Malgré cette baisse, la Russie est restée le deuxième fournisseur de volaille de la Chine sur les huit premiers mois. Le Brésil occupait la première place avec 951,9 millions de dollars de livraisons, tandis que la Thaïlande était troisième avec 130,7 millions. La Russie conserve donc une position importante sur le marché chinois, mais son avance sur la Thaïlande s’est réduite.
La contraction de 2026 intervient après une progression sur l’ensemble de l’année précédente. La Russie a exporté vers la Chine pour 445,6 millions de dollars de viande et d’abats de volaille en 2025, soit 3,6% de plus que les quelque 430 millions de 2024. Le basculement d’août combine donc le recul actuel des ventes russes et une hausse plus ancienne des expéditions chinoises dans l’autre sens.
Les livraisons chinoises poursuivent leur hausse
De janvier à août, la Chine a porté ses exportations de volaille vers la Russie à 154,7 millions de dollars, soit presque le double des 86,5 millions enregistrés un an plus tôt. La hausse atteint environ 68,2 millions. Sur la même période, les ventes russes à la Chine ont reculé de plus de 130 millions, rapprochant fortement les deux flux.
Les ventes chinoises à la Russie progressaient déjà avant cette année. En 2025, la Chine a exporté 175,4 millions de dollars de viande et d’abats de volaille vers le marché russe, soit 39,6% de plus que les 125,6 millions de 2024. La Chine est à la fois un grand acheteur et un exportateur de volaille, ses produits étant expédiés vers 79 pays selon les douanes chinoises.
Pour les producteurs et les négociants, le résultat d’août signale une évolution de la compétitivité, mais ne prouve pas encore une inversion durable du bilan annuel. Les prochains flux dépendront des prix, de l’assortiment et des conditions d’accès aux marchés. Si les tendances actuelles se poursuivent, les transformateurs russes affronteront davantage de concurrence chinoise sur leur marché tout en restant dépendants d’un débouché chinois où leurs recettes ont fortement diminué.