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Les importations de viande du Kirghizstan ont dépassé les exportations de 32,6 fois de janvier à juillet 2026, la volaille au-delà de 92 %

De janvier à juillet 2026, le Kirghizstan a importé 32,6 fois plus de viande et d'abats comestibles qu'il n'en a exporté, rapporte open.kg à partir des données du Comité national de statistique. La volaille représente plus de 92 % de ces importations, tandis que 24.kg fait état d'une autosuffisance complète en viande bovine et ovine, où des prix fixes restent en vigueur après la hausse de 2025.

Les importations de viande du Kirghizstan ont dépassé les exportations de 32,6 fois de janvier à juillet 2026, la volaille au-delà de 92 %

Les importations dépassent les exportations de 32,6 fois

Le commerce extérieur de viande et d'abats comestibles du Kirghizstan est resté fortement déséquilibré au cours des sept premiers mois de 2026 : les importations ont dépassé les exportations de 32,6 fois, rapporte open.kg en s'appuyant sur les données du Comité national de statistique. Les ventes à l'étranger de cette catégorie sont marginales face aux achats, de sorte qu'une part importante de la consommation intérieure dépend de l'approvisionnement extérieur.

L'écart s'est constitué au fil de l'année et non sur un seul mois. open.kg avait relevé une hausse marquée des importations de produits carnés en janvier et février 2026, puis la même orientation sur la période janvier-mai, avant que les chiffres des sept mois n'en confirment l'ampleur. Le commerce extérieur total de janvier à juillet 2026 a atteint 10 milliards de dollars, contre 15,825 milliards de dollars pour l'ensemble de 2025 : le déficit sur la viande se forme donc dans une structure d'échanges déjà tournée vers l'importation.

La volaille représente plus de 92 % des importations de viande

La viande de volaille compte pour plus de 92 % des importations carnées du Kirghizstan, selon open.kg, soit la part dominante de la catégorie en volume. Le bœuf, le mouton et les abats comestibles se partagent le reste.

Cette concentration suit le prix. Le poulet est la source de protéine animale la moins chère, pour les ménages comme pour les transformateurs qui achètent de la matière première destinée aux charcuteries et aux plats préparés, et il arrive congelé, en gros lots, avec une longue durée de conservation. Le pays possède sa propre filière avicole : le ministère des Ressources en eau, de l'Agriculture et de l'Industrie de transformation place la province de Tchouï au premier rang national pour le cheptel de volailles. Mais la production locale n'a pas remplacé les importations aux volumes que le marché absorbe.

Bœuf et mouton : autosuffisance et prix plafonnés

La viande rouge occupe une autre position. 24.kg indique que le Kirghizstan est pleinement autosuffisant en production de bœuf et de mouton, ce qui concorde avec la faible part d'importation résiduelle une fois la volaille retirée.

Ce segment subit une pression administrative sur les prix. La hausse des prix de la viande est devenue un sujet public en 2025 et les autorités ont réagi en instaurant des prix fixes pour le bœuf et le mouton afin de stabiliser le marché. Les plafonds contiennent le coût au détail à court terme, mais ils compriment les marges des éleveurs bovins et ovins et affaiblissent l'intérêt d'agrandir les troupeaux. Résultat concret : la volaille importée reste la partie souple de l'offre et absorbe la croissance de la demande que la viande rouge locale ne peut servir.

Le tableau plus large des importations alimentaires

La viande n'est qu'une ligne parmi les achats de produits alimentaires transformés à l'étranger rapportés par open.kg pour 2026 :

  • confiserie de chocolat : plus de 10 600 tonnes achetées au premier semestre ;
  • boissons gazeuses sucrées : plus de 32 millions de litres importés en juin seulement ;
  • beurre : les exportations ont chuté de 10,3 fois de janvier à juin 2026, un retournement sur l'une des lignes laitières du pays.

Pour les exportateurs de volaille et les négociants, le Kirghizstan se lit comme un marché de destination aux volumes croissants et à la gamme clairement définie, où la concurrence se joue sur le coût rendu et non sur la marque. Pour les producteurs locaux, la contrainte est celle que révèle déjà la part d'importation : le coût de l'aliment et de l'argent maintient le poulet local au-dessus du prix de débarquement du congelé importé, et l'encadrement des prix du bœuf et du mouton limite le rendement d'un agrandissement. Sans évolution de l'une de ces deux variables, ni le rapport de 32,6 fois ni la part de 92 % de la volaille ne devraient se réduire.

Analyse complète du marché

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