L’Indonésie veut accroître ses exportations d’huile de palme et de noix de coco vers le Liban
L’Indonésie souhaite augmenter ses exportations d’huile de palme brute et de noix de coco vers le Liban dans le cadre de son expansion au Moyen-Orient. Cette démarche s’appuie sur son importante production et sur la dépendance du Liban aux importations pour 65 à 80 % de ses besoins alimentaires.
L’Indonésie cherche à renforcer sa présence au Liban
L’Indonésie veut augmenter ses exportations d’huile de palme brute et de noix de coco vers le Liban, en envisageant la relation commerciale bilatérale comme un possible point d’entrée vers d’autres marchés du Moyen-Orient. Le ministre de l’Agriculture, Andi Amran Sulaiman, a présenté cette proposition lors d’une réunion avec l’ambassadrice du Liban en Indonésie, Salam Al Achkar, le jeudi 9 juillet 2026, au siège du ministère à Jakarta.
Selon Jambi Ekspres, les deux pays ont convenu d’élargir leurs échanges bilatéraux afin de répondre de manière complémentaire à leurs besoins alimentaires. Le Liban a proposé de fournir de l’huile d’olive, tandis qu’Amran a demandé un meilleur accès pour les produits indonésiens à base de noix de coco et l’huile de palme brute, ou CPO.
À ce stade, les discussions traduisent une intention des pouvoirs publics et non un contrat commercial annoncé. L’article ne précise ni les volumes envisagés, ni la valeur des contrats, ni le calendrier des livraisons, ni les entreprises libanaises susceptibles d’acheter les produits indonésiens. Ces éléments détermineront si l’initiative entraîne une hausse significative des flux physiques.
Une production massive soutient la proposition
L’Indonésie met en avant son statut de premier producteur mondial d’huile de palme. Sa production cumulée de CPO et d’huile de palmiste en 2025 a été estimée à environ 56 millions de tonnes, d’après les chiffres cités par Jambi Ekspres. Cette capacité laisse une marge pour desservir de nouvelles destinations, même si les disponibilités exportables dépendent aussi de la consommation intérieure et des engagements pris sur d’autres marchés.
La filière de la noix de coco constitue une autre base d’approvisionnement. L’Indonésie compte plus de 3,3 millions d’hectares de cocoteraies et produit 2,8 millions de tonnes par an. Une progression des ventes au Liban pourrait offrir un débouché supplémentaire aux producteurs, transformateurs et exportateurs, notamment si la demande concerne à la fois les noix brutes et les produits transformés. L’article ne précise pas les produits exacts évoqués lors des discussions.
La dépendance du Liban aux importations alimentaires renforce le potentiel commercial. Selon l’article, les importations couvrent actuellement 65 à 80 % des besoins alimentaires du pays. Cette situation rend les fournisseurs fiables essentiels pour les importateurs libanais et ouvre une possibilité aux producteurs indonésiens. Leur compétitivité dépendra toutefois du coût du fret, des spécifications demandées et des relations déjà établies avec d’autres fournisseurs.
La coopération pourrait dépasser les huiles végétales
Amran a également déclaré que l’Indonésie était prête à soutenir la sécurité alimentaire du Liban en fournissant des produits de base, dont du riz. Il a indiqué que les disponibilités nationales étaient abondantes grâce aux programmes d’intensification agricole. Aucun volume, calendrier ou accord d’achat de riz n’a été annoncé pendant la réunion.
Pour l’Indonésie, le Liban pourrait être à la fois un marché à part entière et une référence commerciale pour poursuivre son expansion au Moyen-Orient. Pour le Liban, de nouveaux achats auprès de l’Indonésie permettraient de diversifier ses approvisionnements en huiles végétales, produits à base de noix de coco et éventuellement en riz. Il reste désormais à transformer l’engagement diplomatique en négociations avec les acheteurs, autorisations réglementaires, dispositifs logistiques et contrats assortis de volumes précis.
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