La production de viande de l’Inde atteint 10,50 millions de tonnes en 2024-25
L’Inde a produit environ 10,50 millions de tonnes de viande en 2024-25, la volaille constituant la première catégorie. Le Bengale-Occidental est arrivé en tête des États producteurs et les cinq principaux États ont fourni 57,55 % du total national.
La production nationale atteint 10,50 millions de tonnes
L’Inde a produit environ 10,50 millions de tonnes de viande en 2024-25, selon ABP News, qui cite des données publiques. Le poulet et les autres viandes de volaille en ont constitué la principale composante. Les viandes de buffle, de chèvre, de mouton et de porc ont également contribué au volume national. Ces chiffres illustrent l’ampleur de la filière indienne des protéines animales et la place prépondérante acquise par la volaille.
La production de viande poursuit sa progression avec la demande et le développement de l’aviculture et des autres activités d’élevage, rapporte ABP News. Les données disponibles ne détaillent pas les volumes par espèce et ne permettent donc pas de calculer la part exacte de la volaille. Son statut de première catégorie place néanmoins les élevages avicoles, les fournisseurs d’aliments, les abattoirs et les entreprises de transformation au centre de la croissance future.
Le Bengale-Occidental arrive en tête des États
Le Bengale-Occidental a été le premier État indien producteur de viande en 2024-25, avec environ 12,46 % du total national. L’Uttar Pradesh a suivi avec 12,20 %, devant le Maharashtra à 11,57 %, l’Andhra Pradesh à 10,84 % et le Telangana à 10,49 %. Ces chiffres figurent dans Basic Animal Husbandry Statistics 2025, publié par le département central de l’Élevage et de l’Industrie laitière.
Ensemble, ces cinq États ont généré 57,55 % de la production indienne de viande. Cette concentration leur confère un rôle majeur dans l’approvisionnement en animaux, la demande d’aliments, les services vétérinaires, la première transformation et la distribution réfrigérée. Aucun État n’a toutefois dépassé 12,46 % à lui seul. L’industrie reste donc répartie entre plusieurs grands marchés régionaux, sans dépendre d’un centre de production unique.
La disponibilité ne correspond pas à la consommation
La disponibilité annuelle de viande par habitant s’est élevée à 7,51 kilogrammes en 2024-25. Répartie sur 365 jours, elle correspond à environ 20,6 grammes par personne et par jour. Il s’agit toutefois d’une moyenne de disponibilité, et non de la preuve que chaque habitant consomme quotidiennement 20,6 grammes de viande. La consommation individuelle varie, certaines personnes mangeant davantage de viande et d’autres n’en consommant pas.
Les données de production ne permettent pas non plus d’identifier l’État où la consommation est la plus élevée. La viande produite dans une région peut être expédiée vers d’autres parties de l’Inde, dissociant le lieu d’abattage ou de transformation de celui de la demande finale. ABP News a rappelé le rôle traditionnel de la viande et du poisson dans l’alimentation au Nagaland, au Meghalaya, au Kerala, en Assam, à Goa, au Tripura, au Manipur, au Mizoram et en Arunachal Pradesh. Les chiffres fournis ne mesurent cependant pas leur consommation réelle de viande par habitant.
Conséquences pour la chaîne des protéines animales
Ce marché de 10,50 millions de tonnes offre une large base d’activité aux éleveurs de volailles et de bétail, aux transformateurs, aux fournisseurs d’équipements et aux opérateurs de la chaîne du froid. La première place de la volaille souligne l’importance de systèmes d’abattage, de transformation et de distribution capables de changer d’échelle. Les viandes de buffle, de chèvre, de mouton et de porc maintiennent parallèlement une offre diversifiée. Pour les acteurs du marché, le signal géographique le plus net reste la part cumulée de 57,55 % des cinq principaux États. Les décisions d’investissement et d’approvisionnement doivent néanmoins intégrer la demande située hors de ces centres, car les parts de production n’indiquent pas le lieu de consommation finale.