L’Égypte annonce plus de dix mois de réserves de sucre et cinq mois de volaille
La réserve stratégique de sucre de l’Égypte couvre plus de dix mois, tandis que les stocks de volaille dépassent cinq mois, selon le ministère de l’Approvisionnement et du Commerce intérieur. La production locale, les contrats extérieurs et les stocks réduisent les risques immédiats de pénurie et peuvent soutenir la stabilité des prix.
Les stocks stratégiques créent un filet de sécurité
La réserve stratégique de sucre de l’Égypte couvre plus de dix mois de demande intérieure, tandis que les stocks de volaille dépassent cinq mois, selon Ahmed Kamal, porte-parole du ministère de l’Approvisionnement et du Commerce intérieur. El Balad rapporte que le ministère juge rassurante la disponibilité des produits stratégiques malgré les difficultés persistantes dans la région.
Le gouvernement sécurise les produits essentiels en combinant production nationale, contrats d’approvisionnement extérieurs et stocks stratégiques. Les durées de couverture annoncées offrent à l’Égypte une marge importante face à une interruption temporaire de la production ou des livraisons internationales. Elles peuvent aussi permettre aux acheteurs publics de mieux choisir le calendrier des nouveaux contrats. Le ministère n’a toutefois communiqué ni les volumes stockés, ni les hypothèses de consommation, ni les importations prévues.
La canne et la betterave soutiennent l’offre locale
L’Égypte dépend largement de sa production nationale de sucre de canne et de betterave, a indiqué Kamal. Les usines ont achevé leurs travaux de maintenance et préparent la nouvelle campagne. Al Gomhor rapporte que le ministère considère la production locale comme essentielle pour satisfaire la demande et réduire la dépendance aux importations.
Une réserve de plus de dix mois réduit le risque de pénurie immédiate si la prochaine campagne de transformation se déroule comme prévu. Pour les producteurs et les transformateurs, la disponibilité des usines déterminera la vitesse à laquelle la nouvelle récolte sera convertie en sucre commercialisable. Pour les négociants et les importateurs, l’ampleur du stock peut limiter les achats publics urgents, mais les contrats extérieurs restent l’un des trois piliers de la politique d’approvisionnement. Le ministère n’a fourni aucun chiffre sur la production nationale, les besoins d’importation ou la répartition entre sucre de canne et de betterave.
Le réseau de distribution soutient la disponibilité
Le ministère a également jugé rassurants les stocks d’huile alimentaire, sans préciser leur durée de couverture. Selon El Balad, la distribution des produits subventionnés se poursuivait normalement et plus de 15 % des allocations mensuelles d’octobre avaient été distribuées au 4 octobre. Le gouvernement proposait environ 30 produits à prix réduit dans 284 points de vente à travers le pays, une mesure qui aurait contribué à stabiliser les prix et à encadrer le marché.
Le système de pain subventionné fonctionne lui aussi normalement, avec environ 30 000 points de vente produisant plus de 250 millions de pains par jour, selon El Balad. Le gouvernement continue de suivre les stocks, les contrats d’achat et la production locale. Pour les professionnels de l’alimentation, le principal signal est que les autorités ne constatent aucune rupture immédiate pour le sucre ou la volaille. La demande future d’importations dépendra néanmoins des résultats de la nouvelle campagne sucrière, du rythme de consommation des stocks et des décisions de reconstitution des réserves stratégiques. Les déclarations publiées ne comportent aucun prix de gros ou de détail, ce qui empêche de mesurer l’effet du stock sur les consommateurs.
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