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Le Cachemire lance un plan de 1,2593 milliard ₹ après une baisse de récolte allant jusqu’à 40 %

Le Jammu-et-Cachemire engage 1,2593 milliard ₹ pour accroître la production de cerises et développer le stockage frigorifique et la transformation. Le programme intervient après une baisse de récolte de 35–40 % dans certaines zones sous l’effet des intempéries.

Le Cachemire lance un plan de 1,2593 milliard ₹ après une baisse de récolte allant jusqu’à 40 %

Les intempéries frappent les principales zones de production

Le Jammu-et-Cachemire a lancé un projet de 1,2593 milliard ₹ pour développer sa filière cerise après les dégâts causés par des pluies hors saison, la grêle et des variations continues de température. Selon Jagran, la production a diminué d’environ 35–40 % dans certaines parties du Cachemire. Ganderbal, Shopian et Srinagar, qui comptent parmi les principaux districts producteurs, ont été particulièrement touchés.

La contraction de l’offre a occasionné des pertes pour les arboriculteurs, mais la diminution des arrivages a également permis d’obtenir dans plusieurs marchés des prix supérieurs à ceux de l’année précédente. Aftab Ahmad Waza, producteur à Shopian, a indiqué à Jagran qu’environ 500–600 tonnes de cerises avaient rejoint le marché de gros pendant la saison. Les zones montagneuses de Tangmarg, Ganderbal, Pulwama et Baramulla fournissent aussi des volumes importants.

Lors d’une année normale, le Cachemire produit environ 12 000–14 000 tonnes de cerises et représente plus de 90 % de la production indienne. Arrivant sur le marché avant les pommes, la récolte procure aux producteurs des liquidités précoces pour financer les engrais, les produits phytosanitaires et la main-d’œuvre. La saison couvre mars, avril et mai, tandis que l’arrivée de nouvelles variétés a allongé la période de commercialisation.

Le programme couvre vergers, stockage et transformation

Le projet de 1,2593 milliard ₹ fait partie du Programme global de développement agricole. Il doit couvrir environ 1 440 hectares de vergers et bénéficier à quelque 4 000 producteurs. Les mesures prévues comprennent du matériel végétal amélioré, des méthodes modernes de conduite des vergers et une formation technique des agriculteurs.

Les estimations gouvernementales citées par Jagran fixent un objectif d’environ 4 000 tonnes de cerises supplémentaires. Les projections officielles tablent sur une hausse de la productivité de 20–30 % et des revenus agricoles de 35–40 %. Il s’agit d’objectifs et non de résultats déjà acquis; leur réalisation dépendra de l’exécution du projet et des conditions de marché.

Les infrastructures post-récolte occupent une place centrale, car la cerise se conserve peu de temps et les producteurs doivent parfois vendre rapidement. Le projet prévoit des entrepôts à température contrôlée d’une capacité totale d’environ 5 000 tonnes ainsi que des installations de tri, de conditionnement et de transformation. La production de jus, de confiture, de gelée, de cerises séchées et d’autres produits doit créer un débouché pour les fruits qui ne peuvent pas être vendus frais.

Les expéditions vers l’Arabie saoudite et les EAU ouvrent une voie exportatrice

Des cerises du Cachemire ont été expédiées en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis en 2025, selon Jagran. Ces livraisons ont établi une voie vers les marchés du Golfe, où la maîtrise de la température et la rapidité de manutention seront indispensables pour développer les ventes de ce fruit très périssable.

La logistique intérieure a également évolué en 2025 avec l’envoi à Mumbai du premier train de fret transportant des cerises du Cachemire. Le rail constitue une solution de remplacement au fret aérien coûteux et pourrait améliorer l’accès aux marchés indiens éloignés, à condition que les délais et la chaîne du froid préservent la qualité.

Le programme associe l’augmentation de la production des vergers aux capacités nécessaires pour gérer ces volumes après la récolte. Son effet commercial dépendra de la mise en service coordonnée des installations de stockage, de tri, de conditionnement et de transformation. La météo reste le risque immédiat : la pluie et les brusques variations de température pendant la floraison et la formation des fruits peuvent directement réduire les rendements, comme l’a montré la dernière saison.

Analyse complète du marché

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