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Les planteurs indonésiens réclament une hausse de 16,38 % du prix officiel du sucre

Les planteurs indonésiens demandent de relever de 16,38 % le prix public d’achat du sucre de canne, à au moins Rp16 875 par kilogramme. Ils souhaitent également la suppression du prix de détail maximal.

Les planteurs indonésiens réclament une hausse de 16,38 % du prix officiel du sucre

Les producteurs réclament un prix de référence plus élevé

Les planteurs indonésiens de canne à sucre pressent de nouveau le gouvernement de relever le prix officiel d’achat du sucre de canne. Selon Investor.id, ils demandent une hausse de 16,38 % du Harga Pokok Pembelian, ou Harga Pembelian Pemerintah, à au moins Rp16 875 par kilogramme.

La proposition établit donc un minimum précis. Si elle est adoptée, la nouvelle référence modifiera directement la base de prix des transactions entre producteurs et acheteurs de sucre national. Pour les planteurs, la question centrale est de savoir si le prix réglementé procure des recettes suffisantes pour poursuivre la production.

Cette demande montre également que les producteurs ne considèrent pas le prix d’achat isolément. Ils souhaitent un changement du côté de la production tout en contestant la règle qui limite le prix payé par les consommateurs.

Le plafond des prix de détail également contesté

Investor.id rapporte que les planteurs veulent faire supprimer le Harga Eceran Tertinggi, le prix de détail maximal en Indonésie. Les deux demandes portent sur des maillons différents de la filière : la référence d’achat concerne la valeur perçue au niveau du producteur, tandis que le plafond limite le prix de vente final.

La suppression du plafond donnerait aux vendeurs davantage de latitude pour répercuter la hausse des coûts d’approvisionnement le long de la chaîne. Elle pourrait aussi exposer les consommateurs à de plus fortes variations de prix. L’effet dépendrait des décisions prises par les acheteurs, transformateurs, distributeurs et détaillants après une éventuelle modification de la réglementation. Les éléments fournis ne précisent aucun mécanisme de remplacement.

Relever le prix d’achat tout en maintenant le plafond réduirait l’espace entre les prix réglementés d’approvisionnement et de détail, sauf ajustement des autres coûts ou des marges. Supprimer le plafond atténuerait cette contrainte, mais donnerait aux acteurs du marché une responsabilité accrue dans la formation des prix. Les revendications posent donc une question de politique plus large : comment améliorer les revenus des producteurs sans affaiblir la maîtrise du prix du sucre payé par les consommateurs.

La décision touchera toute la filière nationale

La proposition dépasse le seul secteur agricole, car le sucre passe par les transformateurs, négociants, distributeurs et détaillants avant d’atteindre le consommateur. Si le gouvernement accepte la demande, un minimum de Rp16 875 par kilogramme deviendra une référence importante dans les négociations d’achat. Les transformateurs et les acheteurs devront alors mesurer l’effet de la hausse sur leurs coûts et leurs prix de vente.

Pour les producteurs, la hausse demandée de 16,38 % vise à obtenir une part plus importante de la valeur créée sur le marché national du sucre. Pour les entreprises en aval, l’association d’un prix d’achat plus élevé et d’une éventuelle suppression du plafond modifierait les calculs de coûts et les décisions tarifaires. Le gouvernement devra mettre en balance la demande des planteurs et ses conséquences pour les transformateurs, négociants, détaillants et consommateurs.

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