Le marché vietnamien de l'alimentation animale se divise alors que les cours mondiaux du blé divergent par région
Selon Vinanet, le marché vietnamien des aliments pour animaux et des matières premières a évolué dans des directions très différentes en juin 2026. Sur les marchés mondiaux, les prix du blé ont augmenté en Russie et en Argentine, mais ont baissé dans l'UE, aux États-Unis et en Australie, compliquant la planification des coûts pour les acheteurs.
Un marché qui tire dans deux directions
Le marché vietnamien des aliments pour animaux et des matières premières a évolué dans des directions très différentes en juin 2026, rapporte vinanet.vn. La publication décrit une forte divergence tant sur le segment international que domestique, les signaux de prix des ingrédients clés ne bougeant plus de concert.
Pour les importateurs et les fabricants d'aliments, c'est précisément cette division qui constitue l'enjeu central. Lorsque les principales origines céréalières mondiales envoient des signaux de prix opposés, le coût d'une ration dépend fortement de la provenance de chaque ingrédient. Une référence mondiale unique offre alors peu de repères.
Blé : en hausse dans certaines origines, en baisse dans d'autres
L'exemple le plus net est le blé, composant énergétique central de nombreuses formules d'aliments. Selon Vinanet, les cours internationaux du blé ont évolué en sens opposés selon la région exportatrice. Ils ont augmenté en Russie et en Argentine, tandis qu'ils ont baissé dans l'Union européenne, aux États-Unis et en Australie.
Ce schéma compte pour les acheteurs du Vietnam et de toute l'Asie. La Russie est l'un des plus grands exportateurs mondiaux de blé, si bien que des prix plus fermes là-bas influencent le coût d'une part importante de l'offre échangée. Dans le même temps, des cotations plus basses dans l'UE, aux États-Unis et en Australie offrent aux acheteurs des origines alternatives face aux marchés plus fermes de la mer Noire et d'Amérique du Sud.
- En hausse : Russie, Argentine
- En baisse : Union européenne, États-Unis, Australie
Ce que cela signifie pour les acheteurs d'aliments
La conséquence pratique d'une division région par région est que les décisions d'approvisionnement pèsent plus que d'habitude. Les fabricants capables de changer d'origine sont en mesure de capter l'offre moins chère de l'UE, des États-Unis ou d'Australie, tandis que ceux liés à des fournisseurs précis font face aux marchés plus fermes de Russie et d'Argentine.
Le blé n'est qu'un intrant. Les rations font aussi appel au maïs, au tourteau de soja et à d'autres matières premières, et l'orientation de ces marchés façonne le coût final de production. Vinanet présente juin 2026 comme un mois de divergence marquée plutôt que de tendance uniforme, ce qui signifie que les coûts mixtes des aliments varieront selon la formule et la géographie de la chaîne d'approvisionnement de chaque acheteur.
Une perspective fragmentée
L'analyse de Vinanet pointe vers un marché fragmenté plutôt qu'orienté dans un sens unique pour le mois. Pour les exportateurs, la divergence ouvre un espace concurrentiel : les origines aux prix en baisse deviennent plus attractives pour les acheteurs asiatiques sensibles au prix, tandis que les origines plus chères doivent s'appuyer sur la qualité, la logistique ou des relations commerciales établies pour conserver leurs parts de marché.
Pour le Vietnam en particulier, un secteur de l'élevage et de l'aquaculture vaste et en croissance fait du pays une destination importante pour les céréales fourragères et les tourteaux protéiques. Tout écart durable entre origines en hausse et en baisse se répercute directement sur les coûts intérieurs des aliments et, avec le temps, sur l'économie de la production de viande, d'œufs et de produits aquacoles. Le tableau que dresse Vinanet pour juin 2026 est celui où l'origine de chaque tonne compte autant que le prix affiché.