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Un litige sur les paiements paralyse moulins et boulangeries à Hassaké

Un désaccord sur le paiement de la farine dans la nouvelle monnaie syrienne a paralysé des moulins et boulangeries de la province de Hassaké, où la pénurie de pain dure depuis quatre jours. Le manque de nouveaux billets perturbe les livraisons de farine et a porté à environ 6 000 livres syriennes le prix d’un paquet de pain plat épais à Al-Malikiyah.

Un litige sur les paiements paralyse moulins et boulangeries à Hassaké

Le litige sur la farine interrompt la production

Le manque de nouvelle monnaie syrienne et un désaccord sur le mode de paiement de la farine ont entraîné l’arrêt de plusieurs moulins et boulangeries dans la province de Hassaké. La pénurie de pain qui en résulte dure depuis quatre jours consécutifs. Elle touche notamment Qamishli, Al-Malikiyah, également appelée Derik, la ville de Hassaké et les zones rurales voisines.

Selon 7al.net, l’ancienne monnaie syrienne reste la plus couramment utilisée sur les marchés de la province. Les moulins refusent toutefois de vendre la farine contre les anciens billets et demandent un paiement dans la nouvelle monnaie ou via le système Sham Cash. Les boulangers affirment ne pas disposer d’assez de nouveaux billets, dont la disponibilité reste limitée sur les marchés de Qamishli.

La défaillance des paiements a interrompu l’acheminement de la farine des moulins vers les boulangeries, et non le besoin physique de cette denrée. Faute d’un moyen de règlement accepté, les boulangeries ne peuvent plus obtenir leur principale matière première et doivent suspendre leur production.

La pénurie gagne les principaux centres urbains

La perturbation a réduit l’offre de pain dans plusieurs parties de Hassaké et complique l’accès des habitants à cet aliment de base. La situation est particulièrement tendue à Al-Malikiyah, où l’arrêt de la boulangerie automatisée a compromis l’approvisionnement de dizaines de milliers de personnes. Le prix d’un paquet de pain plat épais a atteint environ 6 000 livres syriennes sur le marché, rapporte 7al.net.

Dans la ville de Hassaké et les campagnes environnantes, les habitants font également face à des volumes réduits et à une distribution irrégulière. Dans certaines localités, les consommateurs doivent s’inscrire auprès des distributeurs de pain un jour avant le retrait. Ailleurs, les files d’attente s’allongent.

La pénurie augmente les dépenses des ménages en les contraignant à acheter du pain plus cher sur le marché. Une perturbation prolongée accentuerait la pression sur les habitants dépendant des livraisons régulières des boulangeries et pourrait creuser l’écart entre les volumes distribués par les circuits habituels et l’offre du marché.

La nouvelle monnaie reste difficile à obtenir

Ismail Darwish, président de l’Union des boulangeries de Qamishli, a déclaré à l’agence locale Hawar que les propriétaires de boulangeries n’étaient pas responsables de l’arrêt. Selon lui, les moulins refusent l’ancienne monnaie, tandis que les boulangeries de Qamishli et des districts voisins ont fermé faute de farine. Leurs propriétaires ont sollicité les autorités compétentes sans parvenir à obtenir des livraisons.

L’administration des céréales de Qamishli a indiqué que le refus des anciennes livres syriennes reposait sur une décision de la banque centrale imposant les transactions dans la nouvelle monnaie ou via Sham Cash. La difficulté consiste donc à appliquer les nouvelles règles de paiement alors que les liquidités nécessaires restent rares sur les marchés locaux.

Les discussions visent à rétablir les livraisons

Darwish a précisé que le même problème s’était déjà produit et avait pu être contenu. Des échanges sont en cours entre les autorités concernées, l’administration de la zone de Qamishli et l’Union des boulangeries. Selon 7al.net, une solution a été promise dans les deux prochains jours.

Les moulins et les boulangeries ont besoin d’un mécanisme de règlement opérationnel avant que la production puisse reprendre normalement. Des livraisons régulières de farine supposent soit un accès élargi à la nouvelle monnaie, soit un autre moyen de paiement utilisable par les boulangers. D’ici là, l’approvisionnement en pain de Hassaké restera exposé aux blocages financiers, même si la demande et les capacités de production sont présentes.

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