L’Indonésie vise la Chine et le Moyen-Orient pour écouler son excédent de poulet
Le ministère indonésien de l’Agriculture cherche à ouvrir la Chine et le Moyen-Orient aux produits avicoles nationaux. Les exportations pourraient absorber l’excédent, rééquilibrer le marché et soutenir les éleveurs.
L’Indonésie recherche une demande extérieure
Le ministère indonésien de l’Agriculture travaille à l’ouverture de débouchés pour les produits avicoles en Chine et au Moyen-Orient. Le pays veut ainsi créer des canaux supplémentaires pour écouler sa production intérieure excédentaire. Le vice-ministre de l’Agriculture, Sudaryono, a indiqué que l’initiative devait élargir le marché de la filière, absorber l’offre excédentaire et améliorer la situation des éleveurs indonésiens.
Metro TV News, citant Antara, a rapporté que cette démarche intervient alors que les besoins alimentaires progressent dans plusieurs pays. Le 18 juillet 2026, Sudaryono a déclaré que le ministère recherchait des possibilités sur différents marchés étrangers, dont la Chine et le Moyen-Orient, dans un contexte de hausse de la demande alimentaire internationale.
L’exportation envisagée comme débouché durable
Le gouvernement considère l’élargissement de l’accès aux marchés comme un moyen durable de mieux équilibrer l’offre et la demande avicoles en Indonésie. Des ventes supplémentaires à l’étranger donneraient aux producteurs une autre solution lorsque le marché intérieur n’absorbe pas la totalité des volumes. Elles pourraient également réduire la pression exercée par la surproduction sur les élevages.
L’initiative doit aussi renforcer la compétitivité de la filière avicole indonésienne. Le ministère n’a communiqué ni objectif de volume, ni calendrier d’entrée sur les marchés, ni liste précise des produits concernés. Il n’a pas davantage nommé les pays du Moyen-Orient visés. L’annonce porte donc sur une démarche d’accès aux marchés et ne confirme pas encore le démarrage d’expéditions commerciales.
La diplomatie au cœur de l’accès aux marchés
Sudaryono a souligné que la réussite des exportations ne dépendait pas seulement de la qualité et de la compétitivité des prix. Elle nécessite aussi une diplomatie entre États, notamment lorsque les pays importateurs appliquent leurs propres procédures d’agrément et conditions d’entrée. L’Indonésie doit construire ces relations diplomatiques parallèlement aux préparatifs commerciaux de la filière.
Le gouvernement renforce donc ses relations bilatérales afin d’amener davantage de pays à accepter les produits agricoles indonésiens. Pour les producteurs, transformateurs et négociants, l’enjeu sera de convertir les discussions en accès effectif et en demande étrangère durable. La Chine représente un vaste marché national, tandis que le Moyen-Orient regroupe plusieurs destinations potentielles. En attendant l’annonce des conditions d’accès et des plans d’expédition, le marché intérieur restera le principal débouché de la production avicole excédentaire.