L’Inde porte ses importations d’huiles végétales à 1,5 million de tonnes
L’Inde a importé environ 1,5 million de tonnes d’huiles de palme, de soja et de tournesol en juillet, contre 1,18 million en juin et 1,78 million un an plus tôt. Oil World attribue la hausse mensuelle au recul de la production intérieure et aux achats précédant la saison des fêtes.
Les achats saisonniers soutiennent les importations
Les importations indiennes cumulées d’huiles de palme, de soja et de tournesol ont atteint environ 1,5 million de tonnes en juillet, selon les données d’Oil World publiées par ZOL. Le volume a augmenté d’environ 320 000 tonnes par rapport aux 1,18 million de tonnes de juin. Il reste néanmoins inférieur aux 1,78 million de tonnes importées durant le même mois de l’année précédente.
Oil World présente cette hausse comme saisonnière et habituelle à cette période de l’année. La production intérieure d’huiles végétales recule alors que les acheteurs préparent la saison des fêtes en Inde, durant laquelle la consommation augmente traditionnellement. Les achats ont donc nettement rebondi par rapport à juin, sans retrouver leur niveau de l’an dernier.
L’huile de palme tombe à un creux de quatre ans
La composition des importations a sensiblement évolué. Les arrivages d’huile de palme se sont établis à environ 740 000 tonnes en juillet, très en dessous de leur niveau de l’année précédente et au plus bas mensuel depuis quatre ans. Malgré le redressement général des achats, l’huile de palme a représenté un peu moins de la moitié du volume cumulé des trois principales huiles.
L’huile de soja a pris davantage d’importance dans la couverture des besoins indiens. Les estimations préliminaires placent ses importations de juillet au-dessus de 500 000 tonnes. Ce chiffre reste inférieur au record de 600 000 tonnes enregistré en juillet 2025, mais il confirme la dépendance persistante envers l’huile de soja étrangère alors que les disponibilités nationales demeurent limitées. La source ne fournit pas de volume distinct pour l’huile de tournesol; le total indique qu’elle représente le solde après les huiles de palme et de soja.
L’offre intérieure de soja reste contrainte
Les semis de soja sont presque achevés en Inde, avec 11,8 millions d’hectares emblavés. Cette superficie n’est que légèrement inférieure à celle de l’an dernier, et les cultures ont déjà atteint le stade de la floraison dans la plupart des régions productrices. Le marché dispose ainsi d’une vision plus précise des surfaces, mais la récolte finale dépendra des conditions pendant le reste du cycle.
Des précipitations excessives au Gujarat menacent d’endommager les cultures oléagineuses. Parallèlement, l’Inde continue de subir une pénurie de soja après la faible récolte de l’année dernière. D’importants volumes importés n’ont compensé qu’une partie du déficit et contribuent également au maintien de prix intérieurs élevés, selon la source. Pour les transformateurs et les négociants, le faible disponible de l’ancienne récolte et le risque météorologique rendent l’évolution de la nouvelle récolte déterminante pour les besoins d’importation.
La demande indienne reste importante pour les fournisseurs
Les données de juillet adressent deux signaux différents aux exportateurs. À l’approche de la demande saisonnière, l’Inde a fortement accéléré ses achats par rapport à juin, soutenant à court terme le commerce des huiles alimentaires. Le total reste toutefois inférieur de 280 000 tonnes à celui du même mois de l’année précédente, tandis que l’huile de palme affiche son plus faible volume mensuel depuis quatre ans.
Les fournisseurs d’huile de soja ont gagné en importance relative en raison du déficit persistant de soja en Inde. Les exportateurs d’huile de palme font au contraire face à des flux plus faibles qu’un an auparavant, malgré la progression saisonnière de l’ensemble des huiles végétales. La prochaine récolte nationale sera décisive: la stabilité des surfaces pourrait améliorer l’offre, mais les pluies excessives au Gujarat créent un risque de production. Tant que le volume et la qualité de la récolte ne seront pas mieux connus, les importations resteront essentielles pour permettre aux transformateurs et aux acheteurs de couvrir la demande des fêtes et le manque de disponibilités nationales.
Analyse complète du marché