L’Équateur ouvre la voie aux poires italiennes d’Émilie-Romagne
L’Équateur prépare l’autorisation d’importer des poires d’Émilie-Romagne après une inspection technique aux résultats favorables. Les expéditions pourront commencer la saison prochaine après la signature et la publication officielle du protocole phytosanitaire.
L’Équateur approche de l’ouverture définitive
L’Équateur prépare l’ouverture de son marché aux poires cultivées dans la région italienne d’Émilie-Romagne après une visite technique conclue favorablement par ses inspecteurs. Selon FreshPlaza, cette étape rapproche de leur terme les négociations bilatérales engagées par l’Italie et l’Équateur en 2021.
Les expéditions commerciales ne commenceront pas immédiatement. Les deux pays doivent encore finaliser et signer le protocole phytosanitaire qui définira les conditions des échanges. Le texte devra ensuite être publié au Journal officiel de l’Équateur pour entrer en vigueur. Une fois cette procédure achevée, les fournisseurs pourront exporter dès la prochaine saison de poires.
L’autorisation offrira aux producteurs et stations de conditionnement de l’une des principales régions fruitières italiennes un nouveau débouché en Amérique latine. Pour les importateurs équatoriens, elle ajoutera une origine européenne et élargira l’offre de fruits importés de qualité proposée aux distributeurs et détaillants.
Production et conditionnement sous contrôle
CSO Italy a organisé la mission avec le ministère italien de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et des Forêts, ou MASAF, et le service phytosanitaire d’Émilie-Romagne. Deux inspecteurs équatoriens ont visité les installations d’OP Granfrutta Zani, Fruit Modena Group, Agrintesa et APO Conerpo, ainsi que d’autres entreprises et coopératives fruitières régionales.
L’inspection a porté sur les contrôles de toute la chaîne de production et d’exportation. Les inspecteurs ont examiné les registres parcellaires, les pièges de surveillance et les manuels consacrés aux organismes nuisibles. Ils ont également vérifié les procédures de tri, de conditionnement, d’étiquetage et de certification phytosanitaire indispensables au respect des exigences du pays importateur.
Pendant la visite, les entreprises participantes ont simulé l’intégralité des procédures imposées par la réglementation équatorienne. D’après FreshPlaza, les inspecteurs ont jugé l’évaluation exemplaire et souligné le niveau de préparation du secteur privé ainsi que sa coordination avec les autorités phytosanitaires locales.
Le protocole reste la dernière condition
Le programme technique s’est achevé par une réunion au siège du MASAF, où les autorités phytosanitaires équatoriennes et italiennes ont examiné l’avancement du dossier d’accès au marché. Elles doivent maintenant finaliser et signer le protocole. Sa publication au Journal officiel de l’Équateur déclenchera formellement l’autorisation.
Le calendrier compte pour la préparation de la prochaine saison. Les producteurs, coopératives et exportateurs italiens peuvent déjà évaluer les volumes potentiels, les clients et la logistique, mais les contrats et programmes d’expédition dépendront de l’entrée en vigueur du protocole. Les importateurs équatoriens devront aussi vérifier la conformité des fournisseurs, des documents et des lots aux conditions définitives.
Une nouvelle destination pour l’Émilie-Romagne
FreshPlaza rappelle que les producteurs fruitiers d’Émilie-Romagne ont déjà accès à des marchés en Asie, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient. L’Équateur diversifiera davantage cette présence internationale, mais aucune prévision n’est disponible concernant les volumes, les prix ou le nombre d’exportateurs participants.
Cette ouverture illustre également l’importance de la coopération phytosanitaire entre États dans le commerce des produits frais. L’accès au marché dépend de la demande, mais aussi de la traçabilité, de la surveillance des organismes nuisibles, du contrôle du conditionnement et de la certification. L’inspection indique que la filière régionale sait appliquer ces dispositifs, tandis que le futur protocole fixera les règles opérationnelles pour les exportateurs et les acheteurs équatoriens.
Pour l’Équateur, l’autorisation devrait élargir le choix de fruits importés de qualité et renforcer la coopération sanitaire avec un État membre de l’Union européenne. Pour les fournisseurs italiens, l’occasion commerciale se concrétisera la saison prochaine si les dernières formalités juridiques sont achevées dans les délais.