La Corée du Sud supprime le seuil de ventes de son marché agricole en ligne
La Corée du Sud supprimera le volume annuel minimal imposé aux vendeurs de son marché de gros agricole en ligne. L’ouverture s’accompagnera d’inspections, de données produit normalisées et d’une certification.
Suppression du seuil de transactions
La Corée du Sud va supprimer le critère de volume de transactions imposé aux vendeurs souhaitant rejoindre son marché de gros agricole en ligne. Cette décision devrait permettre à davantage d’organisations de producteurs et de distributeurs de petite et moyenne taille d’accéder à la plateforme. Selon Agriculture, Fisheries and Livestock News, le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales et la Korea Agro-Fisheries & Food Trade Corporation (aT) ont approuvé ce changement lors de la deuxième réunion 2026 du comité de gestion et d’exploitation du marché.
La réunion s’est tenue le 18 au centre aT de Yangjae-dong, à Séoul. La règle obligeant les nouveaux vendeurs à justifier au moins 1 milliard de wons de transactions durant l’année précédente sera supprimée à compter du premier jour du mois suivant.
Cette décision achève un assouplissement en deux étapes. En septembre dernier, le ministère et aT avaient déjà ramené le seuil de 2 milliards à 1 milliard de wons. Sa suppression complète déplace l’attention du chiffre d’affaires historique vers la capacité du vendeur à respecter les exigences opérationnelles et qualitatives du marché.
Des contrôles renforcés avec l’ouverture
aT renforce sa surveillance parallèlement à la suppression du critère financier. Les acheteurs ne pouvant pas examiner physiquement les marchandises avant une transaction en ligne, l’organisme veut rendre les descriptions plus cohérentes et accroître la confiance dans la qualité livrée.
Cette année, aT a mis en place une coopération avec le Service national de gestion de la qualité des produits agricoles et nommé 49 responsables qualité pour le marché en ligne. Ceux-ci visitent environ 700 sites de vendeurs afin d’examiner directement leurs pratiques. Ce dispositif permet de contrôler une base de participants élargie sans faire de la taille de l’entreprise un indicateur indirect de fiabilité.
aT prévoit également de diffuser des lignes directrices normalisées pour la saisie des informations produit. Les acheteurs devraient ainsi disposer de données suffisantes et plus comparables avant de conclure une transaction. Un dispositif distinct évaluera la gestion de la qualité des vendeurs et attribuera une certification aux entreprises validées. Ces contrôles visent à réduire les écarts d’information, particulièrement sensibles dans le commerce à distance de produits agricoles périssables.
Une concurrence accrue dans la distribution
La réforme peut élargir la concurrence dans un canal de gros qui excluait jusqu’ici les entreprises incapables d’atteindre le chiffre d’affaires exigé, indépendamment de la qualité de leurs produits ou de leur aptitude commerciale. Les organisations régionales compétitives et les petits distributeurs pourront accéder à de nouveaux acheteurs, tandis que les vendeurs établis feront face à davantage de fournisseurs. Pour les acheteurs, le bénéfice dépendra de la capacité des inspections, des informations normalisées et de la certification à produire des signaux de qualité comparables.
Kim Chang-guk, vice-président d’aT, a déclaré que la suppression de cette condition devrait favoriser la participation d’organisations de production et de distributeurs compétitifs de petite et moyenne taille, tout en leur ouvrant de nouveaux débouchés. Il a ajouté qu’aT voulait abaisser les barrières à l’entrée tout en renforçant la confiance dans les transactions. La plateforme devra désormais transformer l’élargissement de la participation en échanges durables, sans hausse des litiges ni des écarts de qualité.