La mortalité avicole liée à la chaleur fait bondir les prix des œufs et viandes en Inde
La mortalité massive de volailles pendant la canicule de mai et juin a perturbé l’offre de protéines animales en Inde. L’œuf a atteint ₹11, le poulet ₹280 et le mouton ₹900, alourdissant les coûts des ménages et des entreprises alimentaires.
La canicule réduit l’offre avicole
La chaleur record et le soleil intense ont perturbé le marché indien des protéines animales. Pendant la canicule de mai et juin, de nombreuses volailles sont mortes dans les élevages. Cette mortalité a réduit le nombre de pondeuses et de poulets de chair disponibles pour la filière, resserrant l’équilibre immédiat entre production et demande.
Le prix indiqué d’un œuf a atteint ₹11, tandis que le poulet est monté à ₹280. Le mouton, issu d’une filière d’élevage distincte, a grimpé à ₹900. Les consommateurs et les entreprises alimentaires subissent ainsi des hausses dans plusieurs catégories de protéines animales.
Cette progression simultanée compte car les œufs et le poulet occupent des segments différents de celui du mouton. Les œufs sont largement utilisés par les ménages et la restauration, le poulet est une viande fraîche de grande consommation et le mouton relève d’un segment plus cher. Quand les trois augmentent, les acheteurs disposent de moins de solutions économiques.
Les pertes se diffusent dans toute la filière
La mortalité des volailles entraîne une perte immédiate de volumes pour les éleveurs, mais ses effets dépassent les exploitations. Couvoirs, fournisseurs d’aliments, transformateurs, grossistes, transporteurs et détaillants dépendent de flux réguliers de volailles et d’œufs. Une baisse de la production peut réduire leur activité même si la valeur des produits disponibles progresse.
L’effet sur les œufs peut persister après la perte initiale, car les pondeuses mortes ne peuvent pas être remplacées immédiatement. L’offre de poulet dépend également de la disponibilité et de la survie des animaux pendant tout le cycle d’élevage. Les informations disponibles ne précisent ni le nombre de volailles mortes, ni les États touchés, ni le délai de rétablissement des capacités. La durée de la pénurie reste donc incertaine.
Des prix plus élevés ne garantissent pas de meilleures marges aux aviculteurs. Les exploitations touchées perdent des animaux commercialisables et peuvent aussi devoir renforcer la protection des cheptels restants contre la chaleur. Les producteurs qui ont évité de lourdes pertes peuvent profiter de prix fermes, mais les élevages sinistrés risquent de manquer de volumes pour en bénéficier.
Les consommateurs et les entreprises supportent la hausse
Pour les restaurants, traiteurs, transformateurs et détaillants, l’augmentation renchérit les ingrédients et les achats. Ils doivent absorber une partie de la hausse, la répercuter dans les menus et les prix de détail, réduire les portions ou modifier la répartition de leurs achats. Le mouton à ₹900 montre qu’abandonner le poulet n’offre pas nécessairement une solution bon marché.
Cet épisode souligne la vulnérabilité de l’aviculture aux chaleurs extrêmes. L’évolution immédiate du marché indien dépendra de la vitesse à laquelle les élevages reconstitueront leurs cheptels et leur production d’œufs après les pertes de mai et juin. Tant que l’offre ne sera pas normalisée, les producteurs ayant conservé leurs capacités pourront garder un pouvoir de fixation des prix, tandis que les acheteurs resteront confrontés à une disponibilité réduite et à des coûts élevés.