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L'UE lève l'interdiction sur la volaille et le miel brésiliens après un audit favorable

Un audit de la Commission européenne a confirmé que les produits de poulet brésiliens respectent les règles de l'UE sur l'usage des antimicrobiens, levant l'objection qui avait exclu le Brésil de la liste des fournisseurs autorisés depuis le 3 septembre. Le ministère brésilien de l'Agriculture indique qu'il ne reste que des démarches administratives et réglementaires, le SCoPAFF pouvant examiner la réinscription les 20 et 21 octobre. En 2025, environ 265 000 tonnes de volaille brésilienne sont entrées dans l'UE.

L'UE lève l'interdiction sur la volaille et le miel brésiliens après un audit favorable

Un audit de la Commission européenne a levé le principal obstacle technique au retour de la viande de volaille et du miel brésiliens sur le marché de l'Union européenne, rapporte Newsweek Romania. L'audit a confirmé que les produits de poulet brésiliens offrent des garanties suffisantes de conformité aux règles européennes, et les deux produits pourraient réapparaître en quelques semaines dans les magasins et supermarchés de Roumanie et du reste du bloc.

Le changement est net par rapport à la situation du début septembre. Depuis le 3 septembre, le Brésil avait été retiré de la liste des fournisseurs autorisés de viande de volaille et de miel en raison d'une objection technique portant sur les garanties relatives à l'usage des médicaments vétérinaires. Avec les conclusions de l'audit, cette objection a pratiquement disparu.

Ce que les auditeurs ont vérifié

L'audit a porté avant tout sur la capacité du Brésil à garantir le respect des exigences européennes relatives à l'usage des agents antimicrobiens dans la production de viande de volaille et de produits apicoles destinés à l'UE. La réglementation européenne interdit notamment l'emploi d'antibiotiques pour stimuler la croissance ou augmenter les rendements. La direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire (DG SANTE) a également contrôlé :

  • si la chaîne de production destinée à l'UE peut être correctement séparée du reste de la production ;
  • si le système de traçabilité fonctionne comme l'exige la réglementation ;
  • si l'autorité brésilienne contrôle réellement tous ces éléments.

Outre les élevages de volailles et les ruchers, les auditeurs ont inspecté des fabricants d'aliments pour animaux, des abattoirs et des organismes officiels. L'étendue du contrôle compte, car l'objection visait la surveillance de toute la chaîne et non un établissement isolé. Le rapport final avait un poids particulier, les auditeurs de l'UE ayant déjà rendu une évaluation préliminaire favorable début septembre.

Restent les étapes administratives

Le Brésil doit désormais être officiellement réinscrit sur la liste des pays tiers dont l'UE accepte les garanties relatives à l'usage des produits vétérinaires, en particulier les préparations antimicrobiennes. Selon le ministère de l'Agriculture du Brésil, il reste pour l'essentiel des procédures administratives et réglementaires, et non une nouvelle évaluation technique de fond de la conformité.

Le Brésil a demandé que la question soit inscrite à l'ordre du jour de la prochaine réunion du comité permanent de la Commission européenne sur les végétaux, les animaux, les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (SCoPAFF). Selon les informations fournies par le gouvernement brésilien, le comité pourrait examiner le dossier les 20 et 21 octobre. Newsweek Romania indique que le poulet brésilien reviendra très probablement dans les magasins de l'UE et de Roumanie en novembre.

Les volumes en jeu

La portée de la décision dépasse largement une procédure de santé animale. Le Brésil est l'un des principaux fournisseurs extérieurs de viande de volaille de l'UE : selon les données de la Commission européenne, environ 265 000 tonnes de volaille brésilienne sont entrées dans l'Union en 2025. Le miel était visé par la même objection et se trouve libéré par la même décision : les deux flux rouvrent ensemble.

Au début de 2026, la position brésilienne s'est encore renforcée. En janvier et février, 74 331 tonnes de viande de volaille sont arrivées du Brésil, soit 26,9 % de plus qu'un an auparavant, ce qui porte la part du pays à 43,2 % de l'ensemble des importations avicoles de l'UE, plus de deux tonnes sur cinq. Une exclusion maintenue jusqu'à la fin de l'année aurait retiré du marché une part de l'offre importée qu'aucune origine alternative ne peut remplacer à brève échéance. Une reprise en novembre limite l'interruption à environ deux mois d'expéditions, la réunion d'octobre restant la principale variable.

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