La Thaïlande approuve l’ouverture OMC pour les oignons, pommes de terre et l’ail
Le comité thaïlandais de politique agricole a approuvé des ouvertures de marché au titre de l’OMC pour les semences d’oignon, les oignons et les pommes de terre en 2026-2028, puis pour l’ail en 2027-2028. Le dispositif doit encore être validé par le gouvernement avant sa mise en œuvre par le ministère du Commerce.
Le comité soutient l’accès au marché pour quatre groupes agricoles
Le Comité thaïlandais de la politique et de la planification du développement agricole et coopératif a approuvé des ouvertures de marché conformes aux engagements du pays auprès de l’Organisation mondiale du commerce. La mesure couvre les semences d’oignon, les oignons et les pommes de terre en 2026-2028, ainsi que l’ail en 2027-2028. Selon Daily News, le ministre de l’Agriculture et des Coopératives, Suriya Juangroongruangkit, a annoncé la décision après la première réunion du comité en 2026.
L’approbation concerne les semences d’oignon et les oignons, y compris les produits séchés sous forme de poudre ou non pulvérisés. Elle inclut également les plants de pomme de terre et les pommes de terre fraîches destinées à la transformation. L’ail rejoindra le dispositif un an plus tard, pour la période 2027-2028 plutôt que pour l’ensemble de 2026-2028.
La décision du comité ne vaut pas encore autorisation définitive. Son secrétariat doit soumettre la proposition au gouvernement pour approbation, tandis que le ministère du Commerce conduira les procédures suivantes. L’article ne précise ni les contingents d’importation, ni les droits de douane, ni les règles de demande, ni les pays fournisseurs admissibles.
Les modalités détermineront l’impact sur producteurs et transformateurs
Pour les importateurs et l’industrie alimentaire, la décision crée un cadre permettant de s’approvisionner en oignons et en pommes de terre de transformation conformément aux engagements thaïlandais auprès de l’OMC. L’accès au matériel de plantation concerne aussi directement la production nationale, puisque le dispositif distingue les semences d’oignon et les plants de pomme de terre des marchandises destinées à la consommation ou à l’industrie.
Les conséquences pour les producteurs locaux dépendront des règles de gestion des importations, qui n’ont pas encore été publiées. Le calendrier des permis, les volumes attribués et les droits applicables détermineront si les produits importés complètent l’offre locale ou concurrencent directement les récoltes thaïlandaises. Les transformateurs chercheront de leur côté à savoir si le cadre garantit un accès prévisible aux matières premières pendant les trois années.
Suriya a indiqué que les discussions du comité avaient placé les intérêts des agriculteurs au premier plan. Les autorités devront donc respecter les engagements d’accès au marché de l’OMC tout en limitant les perturbations pour les producteurs thaïlandais d’oignons, de pommes de terre et d’ail. Tant que le gouvernement et le ministère du Commerce n’auront pas publié les modalités opérationnelles, le secteur ne pourra pas chiffrer les effets sur l’offre, les prix à la production et les coûts de transformation.
Un accord de principe pour les règles concernant le café
Le comité a également approuvé en principe les conditions de gestion des importations de grains et de produits de café dans le cadre de l’OMC. Les organismes concernés devront parallèlement réexaminer les mesures destinées à promouvoir et renforcer la production nationale. Daily News ne fournit ni calendrier définitif de mise en œuvre ni conditions détaillées pour les importations de café.
Ces décisions interviennent alors que la Thaïlande prévoit une nouvelle hausse de sa production agricole en 2026. Le Bureau de l’économie agricole anticipe un indice de production agricole de 153,91, en progression de 1,1% par rapport à l’année précédente. La composante végétale devrait augmenter de 1% et la composante animale de 1,7%.
L’économie agricole thaïlandaise devrait croître de 0,5 à 1,5%. Le ministère cite parmi les facteurs favorables la gestion de l’eau, la préparation aux catastrophes, la surveillance et le contrôle des maladies végétales et animales, ainsi que la promotion des technologies et de l’innovation. Il estime toutefois que le changement climatique et la volatilité de l’économie mondiale restent des risques pour la production et entend continuer à les surveiller afin de limiter leurs effets sur les agriculteurs.