L'ancien Premier ministre thaïlandais rachète le lait excédentaire de la DPO
L'ancien Premier ministre thaïlandais Srettha Thavisin rachète le lait excédentaire de l'organisme public Dairy Farming Promotion Organization of Thailand (DPO), qui avait appelé à l'aide face à un surplus de lait cru. Le lait a été livré à une pouponnière de Bangkok et à un centre pour personnes handicapées de Nonthaburi. Ni les volumes, ni les prix, ni la durée du dispositif n'ont été communiqués.
L'ancien Premier ministre thaïlandais Srettha Thavisin a commencé à racheter le lait excédentaire de la Dairy Farming Promotion Organization of Thailand (DPO) pour l'orienter vers des institutions sociales publiques, après que l'organisme a demandé de l'aide face à un surplus de lait cru qui frappe les éleveurs laitiers du pays. Le quotidien Daily News a rendu compte du dernier achat le 24 septembre.
Le lait a été livré à la pouponnière Phayathai et au Centre de protection et de développement pour personnes handicapées Ban Nonthaphum, dans la province de Nonthaburi. Nikorn Somklang, ministre du Développement social et de la Sécurité humaine, a réceptionné la livraison au nom des deux établissements. Srettha agit par l'intermédiaire de la fondation Sermkla, enregistrée en anglais sous le nom de Children's Cornerstone Foundation, qu'il a cofondée en 2011.
Pourquoi la DPO a cherché des acheteurs
Selon Daily News, la DPO — l'organisme public chargé de promouvoir la filière laitière thaïlandaise — s'est adressée directement à la fondation après que les éleveurs se sont retrouvés avec du lait cru impossible à écouler. Cette démarche indique que les circuits d'achat habituels de l'organisme n'absorbent plus les volumes livrés par les fermes.
Le lait cru est périssable et ne peut pas être stocké le temps de trouver preneur. Le producteur le vend en quelques jours, paie pour le transformer en poudre ou en produits de longue conservation, ou le perd. Cette contrainte de temps transforme un déséquilibre bref entre collecte et demande industrielle en problème de trésorerie pour les coopératives, puis en pression sur les prix payés aux éleveurs.
Ni volumes, ni prix, ni durée
L'article ne donne aucun chiffre sur l'ampleur du surplus, la quantité achetée, le prix payé ou la durée du dispositif. Il ne quantifie pas non plus la part de la production thaïlandaise de lait cru restée invendue. Pour les transformateurs, les négociants et les importateurs qui suivent ce marché, c'est là le principal angle mort : la tendance est claire, l'ordre de grandeur ne l'est pas.
Srettha a indiqué que ces achats prolongent un travail engagé de longue date plutôt qu'ils n'ouvrent un nouveau programme, et qu'il avait déjà acheté du lait par lots importants en vue de le redistribuer.
Ces livraisons antérieures sont allées à :
- des fondations et des foyers d'accueil ;
- des centres de développement de la petite enfance et des écoles ;
- des zones identifiées comme en pénurie à Bangkok et dans les provinces voisines ;
- la province de Ratchaburi, première province pilote du pays dans le projet éducatif Ratchaburi Zero Dropout.
Le volet social autour de l'achat
Srettha a estimé que la technologie sera déterminante pour le développement des compétences et a appelé les organismes publics comme les entreprises privées à fournir des ordinateurs et du matériel pédagogique aux établissements visités. À Ban Nonthaphum, a-t-il indiqué, les enfants handicapés utilisent en moyenne trois couches par personne et par jour et les approvisionnements restent insuffisants ; il a demandé au ministère du Développement social et de la Sécurité humaine de recenser les types et les tailles nécessaires.
La fondation prévoit une formation professionnelle pour les personnes handicapées en octobre, avec l'objectif de les placer chez des employeurs privés. Srettha a cité le promoteur immobilier Sansiri, où, selon lui, les salariés handicapés occupent de vrais postes construits autour de leurs propres centres d'intérêt et ne sont pas recrutés pour soigner l'image de l'entreprise. « Même si mon rôle politique a changé aujourd'hui, ma volonté de faire avancer la société n'a jamais faibli », a-t-il déclaré, ajoutant que la continuité était nécessaire.
Créée en 2011 par Srettha, 30e Premier ministre de Thaïlande, la fondation définit sa mission comme le soutien à l'éducation, à la santé, au sport et à la qualité de vie des enfants et des jeunes défavorisés, en servant de passerelle entre les entreprises, les réseaux partenaires et les donateurs.