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Sécheresse, gel et barrages routiers réduisent l’offre de quinoa bolivien

La sécheresse et le gel ont réduit les rendements du quinoa dans le sud de l’Altiplano bolivien, tandis que plus de 50 jours de barrages routiers ont perturbé les ventes et le transport. Le Centre international du quinoa fait état d’une forte baisse des exportations, mais les chiffres doivent encore être vérifiés dans les bases officielles du commerce extérieur.

Sécheresse, gel et barrages routiers réduisent l’offre de quinoa bolivien

Les dégâts climatiques touchent une région de production majeure

La sécheresse et le gel ont réduit la production de quinoa dans le sud de l’Altiplano bolivien, limitant les volumes disponibles pour le marché intérieur et les exportateurs. Selon La Patria, le manque d’humidité et les basses températures ont perturbé le développement des cultures et fait baisser les rendements dans l’une des principales régions productrices du pays. Le Centre international du quinoa (CIQ) s’attend à ce que ces pertes pèsent sur les exportations en 2026.

Ces dégâts prolongent une baisse de la production nationale. D’après un rapport de l’Institut bolivien du commerce extérieur, la récolte avait dépassé 75 000 tonnes lors du pic de 2015, avant de tomber à environ 45 000 tonnes en 2022. Oruro reste le principal pôle de production et d’exportation : le département représentait 93 % de la valeur des exportations boliviennes de quinoa en 2023.

Les barrages et le commerce informel aggravent les tensions

Les conditions météorologiques ne sont pas la seule cause des perturbations. Des barrages routiers ont interrompu le transport et la commercialisation du quinoa pendant plus de 50 jours. Les exportateurs établis légalement ont été touchés, notamment les entreprises regroupées au sein de la Chambre bolivienne des exportateurs de quinoa et de produits biologiques. Les retards ont compliqué l’acheminement des récoltes vers les transformateurs, les négociants et les circuits d’exportation.

Les flux transfrontaliers informels ajoutent une difficulté. La Patria rapporte qu’une partie du quinoa vendu dans des centres comme Caracollo, Challapata et Uyuni pourrait quitter la Bolivie par des circuits informels vers le Pérou. Ces mouvements réduisent les volumes enregistrés dans les statistiques officielles. Ils rendent aussi plus difficile la distinction entre une véritable contraction de l’offre et un détournement des marchandises hors des circuits formels.

La baisse annoncée des exportations reste à confirmer

Marco Antonio Eugenio Vega, responsable de l’unité de recherche du CIQ, a indiqué que le recul de la production s’était traduit par une baisse importante des exportations. Le centre évoque un passage d’environ 14 à 8 tonnes. La Patria précise toutefois que ces statistiques ont été compilées à partir de l’Observatoire agroenvironnemental et productif et de l’Institut national de statistique. Les chiffres définitifs devront être comparés aux bases officielles du commerce extérieur. La période concernée par ces deux volumes n’est pas précisée dans le document fourni.

Les États-Unis restent l’un des principaux marchés du quinoa bolivien, tandis que l’Australie manifeste un intérêt croissant. La baisse de la récolte et les problèmes de transport pourraient restreindre les volumes destinés aux acheteurs habituels, alors que la filière cherche à redresser ses exportations, à diversifier ses débouchés et à renforcer l’appellation d’origine du quinoa. Celle-ci doit différencier l’offre bolivienne sur des marchés où l’origine, la qualité et les méthodes de production influencent les achats.

La neige améliore l’humidité sans garantir la récolte

Les récentes chutes de neige à Oruro ont apporté un certain soulagement en contribuant à rétablir l’humidité des sols. Vega a qualifié cette neige de « bénédiction » pour les producteurs, tout en prévenant qu’elle ne suffirait pas à garantir une bonne récolte. Des pluies arrivant au bon moment en décembre, janvier et février resteront déterminantes pour la prochaine campagne.

Les perspectives commerciales immédiates dépendront donc à la fois de l’état des cultures et du fonctionnement de la logistique formelle. Les producteurs font face à de moindres rendements et à des circuits de vente incertains, les exportateurs à une offre réduite et à des transports perturbés, et les acheteurs étrangers à une possible raréfaction des volumes boliviens. Le CIQ continue de suivre les superficies, la production, les rendements, les exportations et les prix.

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