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Sabah : 97,17 % des surfaces de palmier des petits planteurs certifiees MSPO

Selon Buletin TV3, 97,17 % des surfaces de palmier à huile détenues par les petits planteurs indépendants de Sabah sont certifiées au titre du standard Malaysian Sustainable Palm Oil. Il reste 2,83 % des surfaces hors du dispositif. Le reportage ne donne ni hectares, ni nombre de planteurs, ni calendrier pour le solde.

Sabah : 97,17 % des surfaces de palmier des petits planteurs certifiees MSPO

97,17 % de la surface totale plantée en palmier à huile par les petits planteurs indépendants de l'État de Sabah ont obtenu la certification au titre du standard Malaysian Sustainable Palm Oil (MSPO), a rapporté Buletin TV3 depuis Kota Kinabalu dans un article signé Safwan Sawi.

Ce que mesurent les 97,17 %

Le chiffre porte sur la surface plantée et non sur le nombre d'exploitants. Selon le même calcul, 2,83 % des terres des petits planteurs indépendants de Sabah restent hors du dispositif. La couverture en surface est l'indicateur le plus utile pour la traçabilité documentaire, car le certificat est attaché à la parcelle et aux régimes qu'elle produit, pas au ménage agricole.

Le reportage n'indique ni le nombre d'hectares correspondant à ce pourcentage, ni le nombre de planteurs certifiés, ni la durée du processus. Les petits planteurs indépendants exploitent en dehors des plantations des sociétés et en dehors des programmes de colonisation agricole organisés. Ils ne transforment pas leur récolte : ils vendent des régimes de fruits frais à des huileries tierces, point d'entrée de leur production dans la chaîne commerciale.

Pourquoi les planteurs indépendants sont les plus difficiles à certifier

Certifier une plantation d'entreprise relève de l'administratif : un foncier d'un seul tenant, un système de gestion, un jeu unique de documents. Chez les petits planteurs, c'est l'inverse : parcelles nombreuses et morcelées, propriété dispersée, documentation inégale et, souvent, statut foncier informel. Chaque parcelle doit pourtant satisfaire les mêmes exigences de fond, qui comprennent généralement :

  • la preuve du statut juridique de la terre exploitée ;
  • une gestion documentée de l'exploitation, avec suivi des intrants et des récoltes ;
  • le respect de conditions environnementales telles que la protection des bandes riveraines et l'interdiction du brûlis ;
  • les règles du travail et de sécurité au travail en cas de main-d'œuvre salariée.

Le coût fixe d'un audit étant hors de portée sur quelques hectares, les petits planteurs sont habituellement certifiés en groupe, une structure gestionnaire portant le système de contrôle interne et la charge d'audit pour ses membres. Atteindre une couverture quasi totale dans un secteur aussi morcelé que celui de Sabah traduit donc un travail d'organisation de longue haleine, et non une décision ponctuelle des planteurs.

Ce que la couverture change commercialement

La surface certifiée est un instrument d'accès au marché. Raffineurs et industriels de la grande consommation exigent de plus en plus une documentation d'origine et de conformité avant d'intégrer de l'huile de palme dans leurs chaînes, et le segment des petits planteurs en a longtemps été le maillon faible : les fruits de nombreuses parcelles non certifiées se mélangent dès la réception à l'huilerie. Dès lors que la quasi-totalité du bassin d'approvisionnement est certifiée, une huilerie peut justifier l'origine de presque chaque lot reçu.

Pour les planteurs, l'avantage est indirect mais réel. Les fruits non certifiés partent vers les acheteurs les moins exigeants, ce qui réduit les débouchés et affaiblit la position de négociation à la bascule. Le certificat ne garantit pas à lui seul une prime, mais son absence ferme de plus en plus de portes.

Ce que le reportage laisse en suspens

Buletin TV3 ne donne aucun calendrier pour intégrer les 2,83 % de surfaces restantes, aucune donnée comparable pour les autres États malaisiens et aucune indication sur le volume de régimes certifiés que produit réellement la surface certifiée. La certification est par ailleurs une obligation continue, avec audits de surveillance et renouvellement. La vraie question commerciale est de savoir si une couverture élevée en surface se traduit par de l'huile certifiée en sortie de raffinerie, ce qui dépend de la ségrégation et de la traçabilité à l'huilerie, pas de la carte des plantations.

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