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La Russie prévoit d’accroître ses livraisons de pétrole, de gaz et de charbon à l’APEC

La Russie veut augmenter ses livraisons de pétrole, de GNL, de gaz par gazoduc et de charbon vers l’Asie-Pacifique. Le ministre de l’Énergie Sergueï Tsivilev a présenté cette orientation lors de la 16e réunion des ministres de l’Énergie de l’APEC, sans préciser les volumes ni le calendrier.

La Russie prévoit d’accroître ses livraisons de pétrole, de gaz et de charbon à l’APEC

La Russie poursuit le déplacement de ses exportations énergétiques vers l’est

La Russie prévoit de continuer à réorienter et à développer ses capacités d’exportation vers l’Asie-Pacifique, en augmentant ses livraisons de pétrole, de gaz naturel liquéfié, de gaz par gazoduc et de charbon. Le ministre de l’Énergie Sergueï Tsivilev a présenté cette politique à l’ouverture de la 16e réunion des ministres de l’Énergie de l’APEC, a rapporté InvestFuture en citant un communiqué du ministère russe de l’Énergie.

Cette annonce confirme que Moscou considère les marchés de l’APEC comme essentiels à la poursuite de la réorientation de son commerce énergétique. Le ministère n’a toutefois indiqué ni volumes cibles, ni besoins d’investissement, ni nouveaux projets d’infrastructure, ni marchés de destination précis, ni calendrier. Il s’agit donc d’une orientation stratégique plutôt que d’un engagement d’exportation mesurable.

La demande de l’APEC soutient la stratégie

Selon Tsivilev, les économies de l’APEC représentent plus de la moitié de la consommation mondiale d’énergie. Ce niveau de demande rend la région importante pour les producteurs russes à la recherche de débouchés durables pour leur pétrole, leur gaz et leur charbon, alors que les chaînes logistiques et les partenariats commerciaux évoluent. Le ministre a également affirmé que les décisions prises au sein de l’APEC contribuaient à définir la direction d’un développement énergétique équilibré.

Pour les producteurs et les négociants, l’expansion vers l’est ne se limite pas à trouver des acheteurs. Le pétrole, le GNL, le gaz par gazoduc et le charbon reposent sur des systèmes de transport, des contrats et des cycles d’investissement différents. L’absence d’objectifs par produit ne permet pas de savoir comment la hausse prévue sera répartie entre ces combustibles. Les acteurs du marché ne peuvent pas non plus en évaluer les effets sur la production, les capacités logistiques ou l’équilibre régional de l’offre.

Moscou insiste sur la fiabilité et les énergies conventionnelles

Tsivilev a décrit le marché mondial de l’énergie comme étant confronté à une volatilité sans précédent, à des restrictions artificielles et à la politisation des approvisionnements. Dans ce contexte, il a déclaré que la Russie continuait de développer ses capacités productives et technologiques et se présentait comme l’un des principaux garants de la stabilité énergétique mondiale. Il a également jugé les sanctions, les barrières commerciales et les actes de sabotage contre les infrastructures critiques incompatibles avec un modèle juste et durable de développement énergétique, tout en appelant à renforcer la coopération.

Le ministre a aussi défendu une approche qu’il qualifie de réaliste concernant la politique climatique. Selon la position russe, le gaz naturel, le nucléaire et l’hydroélectricité doivent constituer la base d’un approvisionnement fiable et respectueux de l’environnement. Cette conception place le gaz aux côtés des sources d’électricité bas carbone et montre que Moscou s’attend à ce que les combustibles fossiles, notamment le gaz naturel, conservent une place importante dans le bouquet énergétique de l’Asie-Pacifique.

La technologie rejoint la stratégie d’exportation

Tsivilev a également indiqué qu’environ 60% des grandes entreprises russes du secteur des combustibles et de l’énergie utilisaient déjà des technologies d’intelligence artificielle. Le ministère n’a précisé ni les applications, ni les entreprises concernées, ni les gains de productivité mesurés. Ce chiffre montre néanmoins que Moscou associe sa stratégie d’exportation au développement de ses capacités technologiques nationales.

La portée commerciale du projet russe dépendra de son exécution. Une augmentation des livraisons vers l’est exige une production suffisante, des infrastructures de transport, une demande dans les marchés de destination et des relations commerciales durables. Tant que Moscou ne publiera pas de volumes, d’itinéraires et de calendriers de projets, l’annonce restera un signal politique pour les fournisseurs, les acheteurs et les investisseurs, sans permettre de calculer l’ampleur ni la date d’arrivée de volumes russes supplémentaires sur les marchés de l’APEC.

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