La production porcine de Sonora bondit de 40 % avec le retour de la demande japonaise
Sonora a comptabilisé environ 2 millions de porcs entre janvier et juillet 2026, soit près de 40 % de plus qu’un an auparavant. Les exportations ont progressé de 31 %, à presque 39 000 tonnes, grâce à la reconquête d’une partie du marché japonais, mais le prix est resté bas, autour de 27 pesos.
La production approche les 2 millions de porcs
La production porcine de Sonora a augmenté d’environ 40 % au cours des sept premiers mois de 2026 par rapport à la même période de 2025, selon El Imparcial. Les éleveurs de cet État du nord-ouest du Mexique ont comptabilisé approximativement 2 millions de porcs entre janvier et juillet, contre 1,4 million un an plus tôt.
L’écart entre les deux chiffres correspond à une hausse d’environ 42,9 %, arrondie à 40 % par la filière. Hermenegildo Santiesteban López, directeur général de l’Union régionale des éleveurs de porcs de Sonora, a attribué cette progression à la résolution de problèmes sanitaires et épidémiologiques rencontrés en 2025, ainsi qu’aux investissements antérieurs et aux mesures prises pour améliorer l’efficacité des exploitations.
Le marché japonais soutient la reprise des exportations
Le redressement de la production s’est également répercuté sur les ventes extérieures. Les exportations de viande porcine de Sonora ont progressé de 31 % entre janvier et juillet pour atteindre près de 39 000 tonnes, rapporte El Imparcial. Les producteurs ont reconquis une partie du marché japonais précédemment perdue, confirmant le rôle historique du Japon comme débouché pour le porc de l’État.
Cette possibilité est apparue après que la peste porcine africaine a perturbé les échanges espagnols. Le ministère espagnol de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation a signalé un foyer en novembre 2025, après la découverte de deux sangliers infectés à Barcelone. Le Japon a ensuite suspendu les importations de viande et de produits porcins espagnols, permettant aux fournisseurs de Sonora de regagner une partie de leur position sur l’un des principaux marchés internationaux de la filière.
La hausse des volumes ne soutient pas encore les prix
Malgré la progression simultanée de la production et des exportations, le prix perçu par les éleveurs de Sonora reste proche de 27 pesos, un niveau jugé faible par la profession. Le net redressement des volumes n’a donc pas entièrement dissipé la pression financière sur les exploitations. El Imparcial avait précédemment indiqué que le recul des exportations et des prix pendant la crise antérieure avait conduit plus de la moitié des producteurs porcins de Sonora à louer leurs élevages.
La santé animale reste déterminante pour préserver l’accès aux acheteurs étrangers. Le Service national mexicain de santé, de sécurité sanitaire et de qualité agroalimentaire estime que le travail des techniciens et des laboratoires spécialisés soutient la croissance de la production porcine nationale. Santiesteban López a également qualifié le marché intérieur mexicain de robuste et signalé une hausse de la consommation de porc. Toutefois, la progression des importations continue de peser sur les éleveurs locaux, car les viandes importées concurrencent l’offre nationale pour répondre à la demande supplémentaire. Producteurs, exportateurs et transformateurs doivent désormais convertir l’augmentation de la production et le retour des ventes au Japon en meilleurs prix, tout en maintenant les contrôles sanitaires indispensables à l’accès aux marchés internationaux.