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Les pays producteurs d’huile de palme lient productivité et accès durable aux marchés

Le Conseil des pays producteurs d’huile de palme veut accroître la productivité et les revenus des petits planteurs tout en préservant l’accès aux marchés soumis à des critères de durabilité. Le CPOPC et WWF Indonesia jugent les données de terrain vérifiables essentielles pour attester les pratiques et les réalités économiques.

Les pays producteurs d’huile de palme lient productivité et accès durable aux marchés

Les pays producteurs placent les petits planteurs au cœur du débat

Le Conseil des pays producteurs d’huile de palme cherche à augmenter la productivité et les revenus des petits planteurs, tout en renforçant l’accès aux marchés qui imposent des exigences de durabilité. Cette initiative traduit la volonté des pays producteurs de faire des normes environnementales une source de bénéfices économiques pour les communautés dépendantes de l’huile de palme, et pas seulement une condition imposée aux fournisseurs.

Musdhalifah Machmud, secrétaire générale adjointe du CPOPC, a déclaré que les pays producteurs avaient un intérêt commun à soutenir les planteurs afin d’améliorer à la fois leur production et leurs revenus. Lors d’une conférence de presse consacrée à la coopération entre le CPOPC et WWF Indonesia, organisée à Jakarta le 18 septembre 2026, elle a indiqué que l’organisation souhaitait aussi aider les agriculteurs à accroître leurs revenus, leur productivité et d’autres aspects de leur activité, selon InfoSAWIT.

Cette démarche intègre directement les moyens de subsistance ruraux au débat sur la durabilité. Le CPOPC estime que les politiques sectorielles doivent tenir compte de la réalité économique des pays producteurs et de la situation des communautés tributaires de cette culture. Des rendements supérieurs peuvent aider les exploitants à répartir les coûts de conformité et d’exploitation sur un volume plus important. InfoSAWIT n’a toutefois fait état d’aucun objectif chiffré de rendement, engagement financier ou calendrier de mise en œuvre.

Les données vérifiables deviennent un outil commercial

La constitution de preuves fiables sur les plantations et les communautés agricoles est une autre priorité. Machmud a expliqué que les pays producteurs avaient besoin de données décrivant précisément les conditions de terrain, afin d’améliorer le dialogue avec les parties prenantes et d’assumer leur responsabilité envers les populations dépendantes de la filière. La traçabilité, les statistiques et la documentation des pratiques devraient donc peser davantage dans les décisions d’accès aux marchés.

Aditya Bayunanda, directeur général de la Fondation WWF Indonesia, a relevé plusieurs convergences entre les travaux déjà réalisés en Indonésie et les initiatives mondiales en matière de durabilité. Ces points communs pourraient permettre aux pratiques développées par les producteurs durables de toucher un marché plus large. Il a également jugé les données et statistiques sectorielles nécessaires pour démontrer la contribution de l’huile de palme et éviter que le débat ne repose uniquement sur des perceptions.

Pour les petits planteurs, la qualité des preuves peut déterminer leur capacité à intégrer les chaînes d’approvisionnement assorties de critères de durabilité. Des informations vérifiables peuvent favoriser la reconnaissance des productions conformes, mais leur collecte peut aussi nécessiter un appui technique et une coordination entre agriculteurs, organisations de producteurs, transformateurs et pouvoirs publics. Les échanges entre le CPOPC et WWF n’ont désigné ni système de certification précis ni norme unique pour les données.

L’accès au marché doit rémunérer les pratiques durables

WWF Indonesia a réaffirmé son objectif d’assurer un accès aux marchés aux produits issus de pratiques durables. Selon Bayunanda, les producteurs qui investissent dans la durabilité doivent bénéficier d’une reconnaissance et de débouchés. La performance environnementale est ainsi reliée à une incitation commerciale : agriculteurs et entreprises seront davantage disposés à maintenir leurs pratiques améliorées si leur production conforme continue d’atteindre les acheteurs.

Cette coopération suppose aussi un dialogue plus étroit entre les gouvernements des pays producteurs, la société civile et les autres acteurs. Des preuves de terrain plus robustes pourraient réduire l’incertitude des transformateurs, négociants et importateurs lorsqu’ils évaluent leurs fournisseurs. Pour les producteurs, l’enjeu central consiste à savoir si le coût des exigences environnementales sera compensé par une demande fiable et de meilleures perspectives économiques. Le CPOPC et WWF Indonesia présentent donc la productivité, les revenus agricoles, les données vérifiables et l’accès aux marchés comme les composantes interdépendantes d’un même programme, dont les modalités pratiques restent à définir.

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