← Retour aux actualités

Les prix alimentaires augmentent de 1,07% en Turquie en août, sur un an de 30,9%

L’indice alimentaire de TEPAV a progressé de 1,07% en Turquie entre le 1er et le 25 août, portant l’inflation annuelle à 30,9%. Hors produits frais, la bonite, les œufs et le thé ont mené les hausses, tandis que les lentilles, la crème, le kaymak et le sucre conditionné ont reculé.

Les prix alimentaires augmentent de 1,07% en Turquie en août, sur un an de 30,9%

Les prix alimentaires progressent en août

Les prix alimentaires en Turquie ont augmenté de 1,07% en août 2026, selon l’Indice des prix alimentaires publié par la Fondation turque de recherche sur les politiques économiques, TEPAV. L’indicateur repose sur des données recueillies entre le 1er et le 25 août. L’inflation alimentaire annuelle a ainsi atteint 30,9%, signe que les entreprises et les consommateurs sont restés confrontés à une pression générale, malgré des évolutions très différentes selon les produits.

Haber3, qui a relayé les résultats de TEPAV, a indiqué que le panier d’août comprenait aussi des baisses notables. Le chiffre mensuel ne signifie donc pas que toutes les catégories ont évolué dans la même direction. Le classement montre plutôt un marché partagé entre produits frais sensibles aux saisons, produits de la mer et denrées de base en hausse, et certains produits laitiers ou d’épicerie devenus moins chers.

Des mouvements opposés dans les produits frais

Parmi les fruits et légumes frais, les pommes, les champignons de culture et les concombres ont enregistré les plus fortes hausses, selon les données de TEPAV citées par Haber3. Les haricots verts, les citrons et les melons ont affiché les plus fortes baisses de cette catégorie. Ces mouvements opposés soulignent l’influence de l’offre saisonnière sur les achats de gros et la formation des prix de détail en août.

Pour les producteurs et négociants de fruits et légumes, cette divergence est plus instructive que la hausse globale de 1,07%. Les fournisseurs de pommes, de champignons de culture et de concombres ont opéré dans un marché haussier, tandis que les entreprises exposées aux haricots verts, aux citrons et aux melons ont subi un recul des cotations. Les détaillants et restaurateurs ont donc connu des tendances de coûts différentes selon la composition de leurs achats.

La source n’a fourni ni variations individuelles en pourcentage ni prix absolus. Le classement publié ne permet donc pas de déterminer la contribution exacte de chaque produit à l’indice général. Il indique néanmoins les segments où la pression s’est concentrée et ceux où les disponibilités saisonnières ont apporté un certain répit.

La bonite, les œufs et le thé mènent les autres hausses

Hors fruits et légumes frais, la bonite d’origine nationale, les œufs et le thé ont enregistré les plus fortes hausses en août. Les produits de la mer et plusieurs denrées largement consommées ont ainsi compté parmi les principaux moteurs de l’augmentation. Les poissonniers, fournisseurs d’œufs, entreprises de boissons et restaurateurs utilisant ces produits ont pu supporter des coûts de réapprovisionnement plus élevés durant la période couverte.

Les prix des lentilles, de la crème, du kaymak et de produits laitiers similaires, ainsi que du sucre conditionné, ont diminué. Ces baisses ont partiellement compensé les pressions supportées par les transformateurs, détaillants et entreprises de restauration achetant ces marchandises. La disparité observée parmi les produits de base montre aussi que le taux annuel de 30,9% ne peut pas être appliqué uniformément aux différentes chaînes d’approvisionnement ou aux contrats commerciaux.

L’inflation annuelle reste le risque central

Le taux annuel de 30,9% demeure l’indicateur le plus important pour les entreprises alimentaires qui planifient leurs stocks, négocient avec leurs fournisseurs et fixent leurs prix de vente. La hausse mensuelle de 1,07% peut paraître modérée face au chiffre annuel, mais elle signifie tout de même que le panier alimentaire moyen a encore renchéri pendant les 25 premiers jours d’août.

Les résultats par produit créent des conditions tarifaires différentes pour les producteurs et les transformateurs. Les entreprises achetant des œufs, du thé ou de la bonite doivent gérer des coûts croissants, tandis que celles qui utilisent des lentilles, de la crème ou du sucre conditionné bénéficient d’un répit limité à court terme. Les opérateurs de produits frais restent particulièrement exposés aux saisons, comme l’illustrent la hausse des pommes et la baisse simultanée des melons. En l’absence de pourcentages par produit dans le rapport cité par Haber3, les acteurs du marché devront consulter les offres actuelles de leurs fournisseurs pour mesurer l’effet sur leurs marges et leurs prix finaux.

Analyse complète du marché

Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience de navigation, fournir du contenu personnalisé et analyser notre trafic. En cliquant sur "Tout accepter", vous consentez à notre utilisation de cookies. Vous pouvez gérer vos préférences ou en savoir plus dans notre Politique de confidentialité.