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Le Parlement européen rejette le plan de l'UE assimilant les cultures italiennes de soja à la déforestation

Le Parlement européen a rejeté une proposition de la Commission européenne qui aurait assimilé la culture durable du soja en Italie à une production liée à la déforestation. Coldiretti et Filiera Italia ont qualifié ce résultat de victoire pour les producteurs italiens. La mesure portait sur un coefficient de risque ILUC mondial pour l'huile de soja dans les biocarburants.

Le Parlement européen rejette le plan de l'UE assimilant les cultures italiennes de soja à la déforestation

Le Parlement européen rejette le reclassement des cultures italiennes de soja

Le Parlement européen a rejeté une proposition de la Commission européenne qui aurait assimilé la culture durable du soja en Italie à une production liée à la déforestation, ont indiqué le 9 juillet les organisations de producteurs Coldiretti et Filiera Italia. Les deux organismes ont présenté ce résultat comme une victoire pour les producteurs nationaux, obtenue avec les députés italiens afin de bloquer une mesure qui, selon eux, aurait eu des effets catastrophiques sur la filière des aliments pour animaux et sur l'élevage national.

Le vote a adopté une objection à la révision proposée par la Commission du règlement sur le changement indirect d'affectation des sols (ILUC). Le rejet maintient l'huile de soja éligible au titre des règles actuelles sur les énergies renouvelables, tandis que le débat plus large sur l'usage des sols se poursuit.

Ce que proposait la Commission

La proposition, présentée par l'exécutif dirigé par Ursula von der Leyen, visait à réduire progressivement la contribution des biocarburants, bioliquides et combustibles issus de la biomasse considérés comme présentant un risque élevé de changement indirect d'affectation des sols aux objectifs d'énergies renouvelables. L'huile de soja figurait parmi les cultures visées.

Coldiretti et Filiera Italia ont déclaré partager l'objectif de lutter contre le changement indirect d'affectation des sols, mais ont relevé une grave incohérence dans le texte. La proposition appliquait au soja un coefficient de risque calculé à l'échelle mondiale, sans distinguer entre les cultures obtenues dans des zones touchées par la déforestation et celles cultivées en Europe.

Pourquoi l'Italie s'y est opposée

Selon cette approche, le soja italien et européen, cultivé sur des terres agricoles établies et sans effet sur le changement d'affectation des sols, serait traité de la même façon que le soja provenant de pays confrontés à de réels problèmes environnementaux, ont fait valoir les deux organisations. Elles ont décrit ce cadre comme le produit d'une lecture idéologique des modèles théoriques du Pacte vert plutôt que d'une évaluation du fonctionnement réel des différents systèmes de production.

L'Italie est le premier producteur de soja de l'Union européenne, selon Coldiretti et Filiera Italia. Les organisations ont indiqué que le reclassement risquait de pénaliser précisément le pays à la production la plus consolidée et la plus durable.

Conséquences pour les filières d'aliments et de biocarburants

Les deux organismes ont averti que l'approche de la Commission menaçait la compétitivité des secteurs des aliments pour animaux et de l'élevage, qui dépendent des produits dérivés du soja comme source de protéines. Ils ont ajouté qu'elle affaiblirait aussi les propres objectifs de l'Union européenne en matière d'autonomie stratégique et de développement des biocarburants, car réduire la contribution reconnue de l'huile de soja nationale rendrait le bloc plus dépendant des matières premières importées.

  • L'Italie est décrite comme le premier producteur européen de soja.
  • Le coefficient rejeté aurait appliqué au soja une valeur de risque mondiale unique, indépendamment de l'origine.
  • Le soja national est cultivé sur des terres consolidées, sans effet de changement d'affectation des sols, selon les deux organisations.

Pour les importateurs et les transformateurs, le vote écarte, au moins pour l'instant, une modification réglementaire qui aurait réduit l'éligibilité des biocarburants à base de soja aux objectifs d'énergies renouvelables et remodelé l'économie de l'approvisionnement en aliments et en biocarburants dans le bloc. Le résultat ne change pas l'objectif affiché par la Commission de lutter contre le changement indirect d'affectation des sols, et un texte révisé pourrait revenir avec des critères fondés sur l'origine plutôt qu'un coefficient mondial unique.

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