Les parfums russes atteignent 55,2 % du marché intérieur
Les parfums russes représentent 55,2 % du marché intérieur, selon les données de Rospotrebnadzor. Les produits importés, y compris ceux provenant de l’Union économique eurasiatique, conservent une part de 40,2 %.
La parfumerie nationale franchit la barre des 50 %
Les parfums russes représentent désormais 55,2 % du marché intérieur, selon les données du Service fédéral de surveillance de la protection des droits des consommateurs et du bien-être humain, Rospotrebnadzor. Les parfums importés comptent pour 40,2 %, une catégorie qui inclut les produits fournis par les pays de l’Union économique eurasiatique.
Les produits nationaux devancent ainsi les importations de 15 points de pourcentage. Les fabricants russes détiennent collectivement une position majoritaire dans une catégorie de consommation traditionnellement associée aux marques internationales. Les données disponibles ne précisent ni la période étudiée, ni si les parts sont calculées en valeur ou en volume, ni la composition des 4,6 % restants. Elles ne permettent donc pas d’établir la taille totale du marché, le nombre d’unités vendues ou l’évolution par rapport à une période antérieure.
La substitution aux importations gagne une catégorie portée par les marques
Cette part majoritaire indique que la substitution aux importations s’étend à la parfumerie, où la compétitivité dépend autant de la marque, du conditionnement, de la formulation et du référencement en magasin que des capacités de production. Avec 55,2 %, les fabricants russes disposent d’une base plus large pour conquérir des linéaires et renforcer leur notoriété auprès des consommateurs.
Les importations conservent néanmoins une part substantielle de 40,2 %. Les fournisseurs étrangers, dont ceux établis dans les États membres de l’Union économique eurasiatique, restent donc des acteurs importants du marché russe. Ces chiffres décrivent un marché dominé par les produits nationaux, et non la disparition des parfums importés. Les détaillants et distributeurs doivent toujours gérer des portefeuilles associant marques russes et étrangères.
Les conséquences pour les acteurs du marché
Pour les producteurs, la majorité détenue par les produits nationaux pourrait favoriser des séries de production plus importantes et une distribution élargie. Les chiffres de Rospotrebnadzor ne détaillent toutefois ni les capacités industrielles, ni les parts par entreprise, ni la répartition entre marché de masse et segment haut de gamme. Ils ne permettent donc pas de savoir si le résultat bénéficie à de nombreuses marques russes ou se concentre chez quelques fournisseurs.
Les importateurs interviennent désormais sur un marché où les marques nationales occupent la première position globale, ce qui renforce l’importance de la différenciation et du choix des segments de prix. Les entreprises russes continuent pour leur part d’affronter des importations représentant plus de deux cinquièmes du marché. Une analyse plus poussée exigera des données comparables dans le temps et une définition claire du calcul en valeur ou en unités. Le principal constat reste limité mais significatif : les parfums russes ont dépassé le seuil de 50 % pour atteindre 55,2 %, tandis que les importations, y compris celles de l’Union économique eurasiatique, conservent 40,2 %.