L’Ouzbékistan exporte 1,59 million de tonnes de farine de blé en 2025
L’Ouzbékistan a exporté 1,59 million de tonnes de farine de blé pour 441,7 millions de dollars en 2025, selon Zol.ru. Les expéditions ont atteint 832 500 tonnes, pour 247,4 millions de dollars, durant les sept premiers mois de 2026, confirmant le rôle du pays comme pôle meunier d’Asie centrale.
Les exportations atteignent 1,59 million de tonnes
L’Ouzbékistan a exporté 1,59 million de tonnes de farine de blé pour 441,7 millions de dollars en 2025, selon le média agricole russe Zol.ru. Ces chiffres confortent la place de la république parmi les principaux pôles meuniers d’Asie centrale, avec une transformation industrielle permettant d’expédier un produit céréalier à plus forte valeur ajoutée.
Les exportations sont restées importantes en 2026. Au cours des sept premiers mois, les fournisseurs ouzbeks ont expédié 832 500 tonnes de farine pour 247,4 millions de dollars. Ce volume dépassait déjà la moitié du total annoncé pour toute l’année 2025, tout comme la valeur des ventes. Faute de ventilation mensuelle, il est impossible de déterminer si les expéditions ont accéléré ou ralenti au cours de la période.
La valeur progresse par rapport au volume
Les totaux publiés impliquent une valeur moyenne à l’exportation par tonne plus élevée entre janvier et juillet 2026 que sur l’ensemble de 2025. Les caractéristiques de la farine, le calendrier des contrats, les coûts de transport et la composition des marchés de destination peuvent influencer cette comparaison. La source ne fournit aucun prix par qualité ou par client, ce qui empêche d’en déduire directement les marges des minoteries ou le coût intérieur du blé.
Ces données intéressent néanmoins les meuniers, les fournisseurs de céréales et les logisticiens. L’exportation de farine permet à l’Ouzbékistan de vendre du blé transformé plutôt que seulement du grain brut, en conservant une partie de l’activité de transformation dans le pays. Expédier plus de 800 000 tonnes en sept mois exige un approvisionnement régulier en blé ainsi que des capacités de mouture, d’emballage, de stockage et de transport. Toute rupture peut affecter les contrats et la compétitivité.
Le titre de Zol.ru évoque l’ouverture de nouveaux débouchés, mais le texte fourni ne nomme aucun pays de destination et ne chiffre pas les expéditions par marché. Il ne permet donc pas de savoir si le résultat de 2026 provient d’une hausse des ventes sur les marchés existants, d’une entrée dans de nouveaux pays ou d’une évolution de la répartition entre acheteurs régionaux.
Le secteur se tourne vers la conférence de Tachkent
Les perspectives des secteurs céréalier et meunier ouzbeks doivent être examinées lors de la sixième conférence internationale Asia Grains & Oils Conference, prévue le 16 septembre 2026 à Tachkent. Alisher Makhmudov, expert des marchés agricoles et de la logistique en Asie centrale, doit intervenir comme conférencier principal et modérateur et présenter des informations sur le marché agricole ouzbek.
Pour les opérateurs, les principales questions concernent le maintien du rythme actuel, la fiabilité de l’approvisionnement des moulins en blé et les itinéraires capables de soutenir de nouvelles ventes. Les importateurs surveilleront aussi la régularité de la qualité et les coûts de livraison. Les transformateurs devront équilibrer leurs engagements à l’exportation avec leurs capacités et la disponibilité des matières premières.
Les données publiées confirment que l’Ouzbékistan dispose déjà d’une activité exportatrice de farine de taille significative. Elles ne précisent toutefois ni les capacités de production, ni l’origine du blé, ni les parts des destinations, ni la rentabilité. Ces éléments seront indispensables pour déterminer si les minoteries gagnent durablement des parts de marché ou répondent à une demande ponctuelle en 2026.
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