Le marché laitier du Kirghizstan progresse de 6 % à 1,6 million de tonnes
Le marché intérieur du lait et des produits laitiers au Kirghizstan a atteint 1,6 million de tonnes en 2025, en hausse de 6 % sur un an. Les produits laitiers sont restés la première grande catégorie alimentaire du pays en volume.
Les produits laitiers dominent le marché alimentaire
Le marché intérieur du lait et des produits laitiers au Kirghizstan a atteint 1,6 million de tonnes en 2025, soit une hausse de 6 % par rapport à 2024, selon Akchabar, qui cite les données du Comité national des statistiques. Il s’agit du volume le plus élevé parmi les principales catégories alimentaires du pays.
Ces chiffres confirment la place centrale des produits laitiers dans l’économie alimentaire kirghize. Leur marché dépasse les 1,4 million de tonnes de céréales et produits céréaliers ainsi que les 1,28 million de tonnes de légumes et melons. L’écart atteint 200 000 tonnes avec la catégorie des céréales et 320 000 tonnes avec celle des légumes et melons.
Les autres grandes catégories alimentaires affichent des volumes nettement inférieurs. Le marché de la pomme de terre a atteint 673 500 tonnes en 2025, tandis que celui de la viande et des produits carnés s’est établi à 357 700 tonnes. Le volume des produits laitiers est ainsi plus de deux fois supérieur à celui de la pomme de terre et plus de quatre fois supérieur à celui de la viande.
La demande gagne près de 90 000 tonnes en un an
Selon Akchabar, la capacité du marché laitier intérieur a augmenté de près de 90 000 tonnes sur l’année. Par rapport à 2019, la progression atteint environ 270 000 tonnes. Cette comparaison montre que la hausse de 2025 s’inscrit dans une croissance plus large de la demande laitière et ne constitue pas un mouvement isolé.
Pour les éleveurs et les transformateurs, ce volume supplémentaire élargit les débouchés potentiels du lait cru, du lait de consommation conditionné et des produits laitiers transformés. Il renforce aussi l’importance des réseaux de collecte, du refroidissement, de la transformation et de la distribution, puisque cette demande doit être couverte par l’offre nationale ou par des produits venant de l’étranger.
Les chiffres publiés ne distinguent pas la production nationale, les importations, les exportations et les variations de stocks. Ils indiquent donc la taille et l’orientation du marché intérieur, mais ne permettent pas d’établir quelle part de la demande supplémentaire a été satisfaite par les producteurs kirghiz. Cette distinction est essentielle pour les transformateurs qui évaluent la disponibilité locale du lait cru et pour les négociants qui mesurent un éventuel écart entre l’offre et la consommation.
Les fruits et baies progressent plus rapidement
Les produits laitiers sont restés la première catégorie en volume, mais les fruits et baies ont enregistré une expansion annuelle plus marquée. Ce marché a atteint 636 900 tonnes, contre 420 700 tonnes un an auparavant. La hausse s’élève à 216 200 tonnes, même si le volume total demeure très inférieur à celui du marché laitier.
Les données décrivent un marché alimentaire où les produits laitiers associent la base la plus importante à une croissance continue. Pour les producteurs, la hausse de 6 % signifie davantage de demande intérieure ; pour les transformateurs, elle accroît les besoins de débit et de sécurisation des achats de lait. Les importateurs et exportateurs ont toutefois besoin de statistiques détaillées sur la production et le commerce pour savoir si l’expansion de 2025 a surtout renforcé les fournisseurs locaux ou ouvert davantage d’espace aux flux laitiers transfrontaliers.