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Le manque de matières premières freine les triturateurs d’oléagineux en Ouganda

Les transformateurs ougandais peinent à obtenir suffisamment d’arachides et de soja pour produire de l’huile alimentaire, des aliments pour animaux et de la pâte d’arachide. AgriNet n’a acheté que 240 tonnes sur un an, contre un besoin annuel de 1 444 tonnes à pleine capacité.

Le manque de matières premières freine les triturateurs d’oléagineux en Ouganda

Les transformateurs se disputent une offre limitée

Les transformateurs d’oléagineux ougandais peinent à obtenir suffisamment d’arachides et de soja pour répondre à la demande d’huile alimentaire, d’aliments pour animaux et de pâte d’arachide, rapporte Daily Monitor. La pénurie réduit les volumes de matières premières disponibles et creuse l’écart entre les capacités installées et la production réelle.

AgriNet, entreprise agro-industrielle du district de Tororo, illustre l’ampleur de la contrainte. Elle a besoin d’environ 1 444 tonnes d’oléagineux par an pour tourner à pleine capacité. Ses achats ont doublé de 120 à 240 tonnes au cours de la dernière année, mais ce nouveau volume ne couvre encore qu’environ un sixième de son besoin annuel.

Cet écart laisse des équipements sous-utilisés malgré la hausse de la demande. Pour les transformateurs, le manque de graines touche plusieurs sources de revenus à la fois : l’extraction d’huile, la fabrication d’ingrédients protéiques pour l’alimentation animale et la production de pâte d’arachide dépendent toutes de livraisons régulières des agriculteurs et négociants.

Le nord de l’Ouganda renforce son rôle

Le nord de l’Ouganda devient la principale région oléagineuse du pays. Selon Daily Monitor, les producteurs locaux de tournesol et de soja répondent à la forte demande des transformateurs. Une hausse des récoltes pourrait acheminer davantage de matières premières vers les usines nationales, mais les achats d’AgriNet montrent que les volumes disponibles restent très inférieurs aux besoins.

La pénurie souligne aussi l’importance de la coordination entre cultivateurs et usines. Les transformateurs ont besoin de quantités prévisibles pour maintenir leurs machines en fonctionnement, tandis que les agriculteurs doivent disposer d’acheteurs fiables pendant des périodes de récolte précises. Lorsque l’offre reste inférieure à la demande industrielle, les usines ne peuvent pas répartir leurs charges d’exploitation sur une production complète.

L’arachide et le soja desservent des marchés en partie différents, mais leur pénurie affecte l’ensemble du système alimentaire ougandais. L’arachide sert à produire de la pâte et se consomme directement. Le soja fournit de l’huile végétale et des tourteaux pour l’alimentation animale, reliant sa disponibilité aux éleveurs, aux producteurs de volaille et aux industriels alimentaires.

Le déficit d’huile accentue la pression

L’Ouganda affiche un déficit national d’huile alimentaire de 350 000 tonnes métriques, selon Daily Monitor. Ce déficit représente un marché important pour les transformateurs locaux, mais l’insuffisance de l’offre intérieure d’oléagineux limite leur capacité à convertir la demande en production supplémentaire. Augmenter les seules capacités de trituration ne résoudra pas le déséquilibre si les usines ne peuvent pas acheter assez de graines.

Une faible utilisation des capacités peut également restreindre l’offre de tourteaux et d’autres coproduits destinés à l’alimentation animale. Les conséquences dépassent donc l’huile alimentaire embouteillée : fabricants d’aliments et éleveurs dépendent eux aussi des volumes issus de la trituration du soja et des autres oléagineux.

Pour l’Ouganda, l’enjeu central consiste à accroître l’offre agricole et à l’acheminer régulièrement vers les transformateurs. Tant que les achats ne se rapprocheront pas des besoins des usines, des entreprises comme AgriNet continueront de fonctionner sous leurs capacités, tandis que le déficit d’huile entretiendra le besoin de fournitures extérieures à la production nationale. L’essor du tournesol et du soja dans le nord offre une possibilité de croissance, mais les volumes actuels confirment que le manque de matières premières reste considérable.

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