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Le Liban importe plus de 6 600 tonnes de noix pour près de 20 millions de dollars

Le Liban a importé environ 5 480 tonnes de noix en coque pour 13,6 millions de dollars et 1 150 tonnes décortiquées pour 6 millions. Ce marché de plus de 6 600 tonnes offre une possibilité de substitution locale, mais sa compétitivité ne peut être évaluée sans données sur les coûts et les rendements.

Le Liban importe plus de 6 600 tonnes de noix pour près de 20 millions de dollars

Les importations dépassent 6 600 tonnes

Le Liban a importé plus de 6 600 tonnes de noix en coque et décortiquées pour une facture totale proche de 20 millions de dollars, selon les chiffres publiés par Lebanon24. Le total comprenait environ 5 480 tonnes de noix en coque évaluées à 13,6 millions de dollars et près de 1 150 tonnes de noix décortiquées d’une valeur de 6 millions.

Les noix en coque ont constitué le principal flux, tant en volume qu’en valeur. D’après les chiffres communiqués, elles ont représenté environ quatre cinquièmes du tonnage total. Les noix décortiquées ont occupé une part plus faible en volume, mais leur valeur est restée importante, car l’enlèvement de la coque fournit un produit plus concentré et directement utilisable.

La valeur des importations sert de référence à l’offre locale

Le calcul fondé sur les totaux publiés donne une valeur moyenne à l’importation d’environ 2 480 dollars la tonne pour les noix en coque et de 5 220 dollars pour les noix décortiquées. Il s’agit de moyennes générales, et non de prix de marché : les données ne précisent ni les origines, ni les variétés, ni les qualités, ni les dates d’expédition, ni le fret ou les conditions contractuelles. Elles fournissent néanmoins un premier repère aux producteurs et transformateurs libanais qui envisagent de remplacer une partie des volumes importés.

L’écart entre les deux valeurs moyennes montre également le potentiel commercial de la transformation. Les producteurs locaux pourraient viser le marché des noix en coque, tandis que les activités de cassage, de tri et de conditionnement pourraient concurrencer le segment plus valorisé des noix décortiquées. Les éléments disponibles ne donnent toutefois aucun chiffre sur les superficies libanaises, la récolte, les rendements, les coûts de main-d’œuvre, les capacités de transformation ou les prix de gros. La facture d’importation ne suffit donc pas à établir la compétitivité de la production nationale.

La substitution exige une offre commerciale régulière

Le volume importé confirme une demande mesurable pour les deux formes du produit. Pour en remplacer ne serait-ce qu’une partie, producteurs et transformateurs devraient fournir les qualités, les quantités et les calendriers de livraison actuellement assurés par les fournisseurs étrangers. La qualité, le rendement en cerneaux, la conservation et la régularité du tri compteraient autant que le coût agricole, car les acheteurs comparent la quantité utilisable et pas seulement le poids récolté.

Les près de 20 millions de dollars constituent ainsi la taille maximale du marché d’importation décrit par les données, et non un chiffre d’affaires automatiquement accessible aux acteurs locaux. Une stratégie crédible nécessiterait davantage d’informations sur les pays d’origine, la saisonnalité des achats, les exigences des clients et l’économie de la production nationale. Les chiffres de Lebanon24 mesurent l’opportunité, mais ne prouvent pas que chaque tonne importée puisse être remplacée de manière rentable. Producteurs, transformateurs et investisseurs doivent déterminer quelle part du marché de 6 600 tonnes ils peuvent approvisionner durablement à un coût livré compétitif.

Analyse complète du marché

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