Le Kirghizstan augmente de 60 % ses importations d’engrais russes au premier semestre 2026
Le Kirghizstan a acheté pour 20,3 millions de dollars d’engrais russes entre janvier et juin 2026, soit 1,6 fois le montant enregistré un an plus tôt. La part de la Russie dans ses importations est passée de 40 % à 50 %.
Les livraisons russes progressent plus vite que le marché
Le Kirghizstan a augmenté de près des deux tiers ses achats d’engrais russes au premier semestre 2026, confortant la Russie comme premier fournisseur extérieur de nutriments agricoles. De janvier à juin, les importations en provenance de Russie ont atteint 20,3 millions de dollars, soit 1,6 fois le montant de la même période de l’année précédente, selon Lenta.ru, qui cite RIA Novosti et le service statistique kirghiz.
L’article évalue le volume d’engrais russes acheté à près de 6 millions de tonnes. Les importations totales d’engrais du Kirghizstan ont progressé de 26 % sur un an, ce qui signifie que les livraisons russes ont augmenté nettement plus vite que l’ensemble du marché. La part de la Russie dans les importations du pays est ainsi passée de 40 % à 50 %.
Ces chiffres témoignent d’une demande accrue d’intrants agricoles, mais aussi d’une concentration plus forte des fournisseurs. La moitié des dépenses kirghizes consacrées aux engrais importés va désormais à la Russie, ce qui renforce le poids des producteurs russes dans la disponibilité et les prix des nutriments utilisés par les exploitations locales.
Les engrais azotés et composés dominent
Les engrais azotés ont constitué la principale catégorie importée de Russie, avec 13,6 millions de dollars d’achats. Les engrais composés arrivent ensuite à 6,4 millions de dollars. Le Kirghizstan a également acheté pour 181 600 dollars d’engrais potassiques russes et pour 17 400 dollars d’engrais d’origine animale ou végétale.
Cette répartition montre que la nutrition azotée des cultures concentre l’essentiel des échanges bilatéraux d’engrais. Les produits azotés et composés représentent ensemble la quasi-totalité de la valeur déclarée, tandis que les engrais potassiques et d’origine organique restent des catégories modestes. Pour les producteurs et distributeurs, cette composition désigne les segments les plus exposés aux conditions d’approvisionnement russes.
La Russie creuse l’écart avec ses concurrents régionaux
L’Ouzbékistan a été le deuxième fournisseur d’engrais du Kirghizstan au premier semestre, avec 15,8 millions de dollars de livraisons. Le Kazakhstan a fourni 2,3 millions de dollars, devant la Turquie à 365 100 dollars et l’Espagne à 297 300 dollars. Ces pays et la Russie ont constitué les cinq principaux fournisseurs du marché kirghiz.
Le total russe de 20,3 millions de dollars dépassait celui de l’Ouzbékistan de 4,5 millions de dollars. L’écart avec le Kazakhstan était bien plus large, soulignant le rôle de la Russie et de l’Ouzbékistan dans la couverture des besoins kirghiz. La hausse de 26 % des importations totales indique que la progression russe ne résulte pas uniquement d’une éviction des concurrents, même si la Russie a accru sa part d’un marché en expansion.
La hausse des achats d’engrais accompagne une progression plus générale des importations kirghizes de produits agricoles russes. Sur les mêmes six mois, le Kirghizstan a importé pour 47,1 millions de dollars de blé russe, soit 4,8 fois le résultat de l’année précédente. Selon l’article, la Russie a ainsi remplacé le Kazakhstan comme premier fournisseur de blé. Les données sur les engrais et le blé montrent que la Russie renforce sa place à la fois dans les intrants et les produits agricoles de la chaîne d’approvisionnement kirghize.