Le Kazakhstan impose le marquage numérique de la bière en bouteille dès le 1er septembre
Le Kazakhstan imposera un code Data Matrix aux bières et boissons à base de bière en bouteilles de verre produites ou importées à compter du 1er septembre 2026. Les producteurs et importateurs poseront les codes, tandis que les détaillants devront les scanner en caisse.
Les bouteilles de verre entrent dans le dispositif
Le Kazakhstan étendra le marquage numérique obligatoire aux bières et boissons à base de bière en bouteilles de verre à compter du 1er septembre 2026. Selon DKNews.kz, le Comité des recettes publiques a confirmé cette échéance. L’obligation vise les produits fabriqués au Kazakhstan ou importés à partir de cette date. Les nouvelles bières en bouteilles de verre dépourvues de code Data Matrix ne pourront pas être vendues.
La mesure de septembre constitue la deuxième phase d’un déploiement organisé par type d’emballage. Le marquage est déjà obligatoire pour la bière en fûts depuis le 1er février 2026. Les canettes intégreront le système le 1er janvier 2027. Les autorités veulent alors assurer une traçabilité complète des mouvements entre opérateurs, au-delà du simple enregistrement de l’identifiant et du retrait du produit lors de la vente au détail.
La charge principale revient aux producteurs et importateurs
Les producteurs et importateurs doivent s’inscrire dans le Système numérique de marquage et de traçabilité des marchandises, renseigner leurs produits, créer leurs fiches et commander des codes Data Matrix. Chaque code identifie une unité précise et doit être apposé sur l’emballage ou le contenant concerné. L’opérateur transmet ensuite le rapport requis dans le système. Le marquage devient ainsi une composante des opérations de production, de conditionnement et d’importation.
Les grossistes et détaillants doivent également s’enregistrer et préparer leurs outils. Pendant la phase d’adaptation décrite par DKNews.kz, un magasin qui reçoit d’un fournisseur de la bière déjà marquée n’a pas à confirmer séparément le transfert dans la plateforme. En revanche, le caissier doit scanner le code lors de la vente. L’information remonte dans le système et la bouteille est enregistrée comme retirée de la circulation. Le détaillant ne crée pas les codes, mais il lui faut du matériel compatible et des procédures de caisse adaptées.
Un an pour écouler les anciens stocks
La bière fabriquée avant le début du marquage obligatoire pour son type d’emballage ne devra pas être retirée immédiatement des rayons. D’après les exigences citées dans les sources, les stocks non marqués pourront encore être vendus pendant une année civile. L’absence d’un Data Matrix après le 1er septembre ne suffira donc pas à établir une infraction : il faudra également vérifier la date de production et le conditionnement.
Les autorités entendent suivre les produits du fabricant ou de l’importateur jusqu’à la vente finale, mieux contrôler la chaîne d’approvisionnement et réduire le commerce illégal ainsi que la contrefaçon. Le dispositif reprend le modèle déjà appliqué aux produits du tabac, où un code accompagne chaque article avant d’être scanné lors de sa sortie du circuit. Les commerces vendant à la fois du tabac et de la bière peuvent donc déjà connaître le principe de base en caisse.
Les principaux risques opérationnels concernent l’enregistrement, la disponibilité des codes et l’intégration avec les systèmes de production, de logistique et d’encaissement. Les autorités fiscales conseillent aux entreprises de ne pas attendre les derniers jours. Sans code, les nouveaux produits des fabricants et importateurs risquent de ne pas pouvoir accéder légalement au marché. Chez les grossistes et détaillants, des problèmes de données ou de lecture peuvent perturber la réception et la vente. L’ajout des canettes le 1er janvier 2027 couvrira un autre grand segment et conduira la filière vers une traçabilité numérique complète.