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Les riziculteurs italiens assurent 75 % des surfaces, pour près de 740 millions d'euros

Selon une analyse d'Ismea, la valeur des surfaces rizicoles italiennes couvertes par des polices atteint près de 740 millions d'euros, en hausse de 12 % sur 2024, avec environ 75 % des surfaces assurées contre une moyenne nationale d'environ 9 % pour les cultures végétales. Le nord de l'Italie concentre 99,7 % des valeurs assurées, tandis que la couverture des risques catastrophiques comme la sécheresse reste limitée.

Les riziculteurs italiens assurent 75 % des surfaces, pour près de 740 millions d'euros

Le riz reste la culture de plein champ la plus assurée d'Italie. Selon une analyse d'Ismea, l'Institut de services pour le marché agricole et alimentaire, la valeur des surfaces rizicoles couvertes par des polices d'assurance atteint près de 740 millions d'euros, en hausse de 12 % par rapport à 2024, avec environ 75 % de la surface totale assurée. Les chiffres ont été présentés à Verceil lors d'une rencontre consacrée à la prévention et à la gestion des risques dans la filière rizicole, organisée dans le cadre du festival international Risò, et rapportés par soldionline.it.

Un taux de couverture très supérieur à la moyenne nationale

Les 75 % placent le riz en tête des cultures de plein champ italiennes pour la pénétration de l'assurance. La moyenne nationale des cultures végétales s'établit autour de 9 %, soit une couverture plus de huit fois plus large pour le riz. Ismea décrit un secteur qui a fait de la gestion du risque un outil structurel, et non une dépense occasionnelle.

Dans le langage assurantiel, la gestion du risque en agriculture consiste à utiliser des polices et des fonds mutualistes pour protéger le revenu des exploitations contre les aléas climatiques, les variations de prix et d'autres difficultés de production. Dans la filière rizicole, cette pratique est désormais la règle plutôt que l'exception.

Le nord de l'Italie concentre 99,7 % de la valeur assurée

La répartition territoriale des couvertures suit celle des surfaces cultivées : le nord de l'Italie concentre 99,7 % des valeurs assurées, reflet de la forte concentration des rizières dans les régions septentrionales, où se trouvent les principales zones de culture du pays. Verceil, où les chiffres d'Ismea ont été présentés, se situe au cœur de cette zone.

Les aléas fréquents dominent, la sécheresse reste peu couverte

La plupart des polices visent ce qu'Ismea appelle les aléas de fréquence, c'est-à-dire les événements qui surviennent régulièrement : avant tout la grêle, le vent fort et l'excès de pluie. Ils sont rarement aussi destructeurs que les événements extrêmes, mais frappent les récoltes de manière répétée et rognent les marges des exploitations.

La couverture des risques catastrophiques demeure plus limitée. La sécheresse en est l'exemple le plus net et, selon l'analyse d'Ismea, elle a pesé de façon significative sur la production rizicole lors de la campagne en cours. Ismea relève également une moindre volatilité des coûts d'assurance pour le riz que pour la moyenne des cultures végétales : les primes payées par les riziculteurs fluctuent moins dans le temps, ce qui facilite la programmation économique des exploitations.

Ismea mise sur de nouveaux outils de vulnérabilité

Le directeur général d'Ismea, Sergio Marchi, a souligné que « dans un cadre marqué par une incertitude climatique croissante et une forte volatilité économique, la gestion du risque cesse d'être une simple formalité bureaucratique et devient un pilier stratégique de la résilience et de la compétitivité des entreprises ».

Le président d'Ismea, Livio Proietti, a rappelé que l'institut accompagne les exploitations et les institutions avec des instruments toujours plus innovants, citant le Cevi, présenté comme un outil d'identification de la vulnérabilité du territoire aux événements extrêmes. Son objectif est de soutenir la planification des couvertures d'assurance et des interventions de prévention active prévues par les CSR régionaux, à savoir les plans stratégiques et programmes d'intervention qui mettent en œuvre les politiques agricoles et de gestion du risque.

  • Camillo Zaccarini Bonelli, responsable de la direction Soutien au plan stratégique de la PAC d'Ismea
  • Paola Pietropoli, directrice de Condifesa Vercelli Biella, le consortium qui gère les polices collectives pour les agriculteurs
  • Patrizia Barrale, de HowdenRE Climate Risk & Resilience
  • Marco Pieri, du Consorzio di Riassicurazione Ismea

Le cadre du festival international Risò a ainsi placé le débat au sein d'une filière qui compte parmi les plus exposées au changement climatique de l'agriculture italienne et, dans le même temps, parmi les plus avancées dans l'usage des instruments assurantiels.

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