L’Indonésie renforce son intervention sur le marché du riz premium
L’Agence nationale indonésienne de l’alimentation accroît la distribution de riz premium et les mesures de stabilisation après des ruptures constatées chez certains détaillants. Les stocks nationaux ont atteint 5,2 millions de tonnes durant la troisième semaine de juillet 2026, tandis que 1,4 million de tonnes de réserves publiques ont été distribuées depuis janvier.
Bapanas augmente les livraisons au commerce de détail
L’Agence nationale indonésienne de l’alimentation, Bapanas, renforce son intervention sur le marché du riz premium par des livraisons supplémentaires et des programmes de stabilisation. Ces mesures visent à préserver la disponibilité, contenir les variations de prix et protéger le pouvoir d’achat des ménages.
I Gusti Ketut Astawa, responsable adjoint de la disponibilité et de la stabilisation alimentaires chez Bapanas, a déclaré qu’il n’existait pas de pénurie nationale de riz premium, même si les inspections de l’agence ont constaté des rayons vides chez quelques détaillants. La plupart des autres magasins disposaient encore de produits, tout comme les entreprises publiques Bulog et ID Food. Bapanas continuera d’approvisionner plusieurs circuits, dont les enseignes modernes.
Les prix restent légèrement supérieurs au plafond officiel
Selon les données de Bapanas rapportées par ANTARA et Republika, le prix national moyen du riz premium atteignait Rp15 966 le kilogramme durant la troisième semaine de juillet 2026. Cette moyenne regroupe les prix des trois zones soumises à des plafonds différents et masque donc les écarts régionaux.
Dans la Zone I, qui comprend Java, Lampung, Sumatra du Sud, Bali, les Petites îles de la Sonde occidentales et Sulawesi, le prix moyen s’élevait à Rp15 224 le kilogramme au 24 juillet. Il dépassait d’environ 2,17 % le plafond officiel de Rp14 900 le kilogramme. Le gouvernement a jugé cet écart relativement contenu et précisé que la hausse limitée concernait surtout les consommateurs à revenus moyens et élevés.
Les sorties de réserves publiques atteignent 1,4 million de tonnes
Les ménages à faibles revenus sont soutenus par l’aide alimentaire et le programme SPHP de stabilisation de l’offre et des prix du riz. Depuis janvier 2026, le gouvernement a distribué 1,4 million de tonnes issues de la Réserve gouvernementale de riz. Ce total comprend 221 050 tonnes vendues par le SPHP en janvier et février dans le cadre de la prolongation du programme de 2025, 520 830 tonnes supplémentaires distribuées de mars à juillet et 662 880 tonnes livrées pendant la première phase du programme d’aide alimentaire.
Bapanas a également demandé au marché de tenir compte de la situation des riziculteurs nationaux, au-delà de la seule disponibilité en magasin. Le directeur de l’agence et ministre de l’Agriculture, Andi Amran Sulaiman, a assuré que l’approvisionnement national restait sécurisé après l’autosuffisance atteinte en 2025. Les stocks ont établi un record de 5,2 millions de tonnes durant la troisième semaine de juillet 2026. Selon ANTARA, le pays dispose d’une capacité d’entreposage de 3 millions de tonnes et d’espaces loués pour 2,3 millions de tonnes supplémentaires.
Les autorités renforcent la surveillance du marché
Le niveau des stocks nationaux indique que le problème actuel concerne surtout la distribution et la formation des prix au détail, et non une pénurie globale. La poursuite des livraisons de Bulog, d’ID Food et d’autres fournisseurs doit combler les manques locaux, tandis que le SPHP et l’aide alimentaire ciblent la partie du marché la plus sensible aux prix.
Sulaiman a mis en garde les entreprises rizicoles contre toute manipulation des prix. Le gouvernement et l’unité alimentaire spéciale de la Police nationale indonésienne surveilleront la distribution et le marché, et sanctionneront les infractions. Pour les transformateurs, distributeurs et détaillants, l’ampleur des stocks publics, la poursuite des mises sur le marché et le renforcement des contrôles réduisent la marge disponible pour des hausses durables. Les autorités doivent parallèlement préserver les incitations à produire pour les agriculteurs.