L’Indonésie rappelle trois marques de riz enrichi pour étiquetage non conforme
Le ministère indonésien du Commerce a ordonné le rappel de trois marques de riz enrichi dont la teneur en nutriments était inférieure aux valeurs indiquées sur l’emballage. Les 12 marques testées respectaient le minimum réglementaire, mais trois n’atteignaient pas leurs propres allégations.
Trois produits doivent être retirés du marché
Le ministère indonésien du Commerce a ordonné aux producteurs de rappeler trois marques de riz enrichi après que des analyses en laboratoire ont révélé une différence entre leur teneur en nutriments et les allégations figurant sur les emballages. Selon detikFinance, les niveaux mesurés dans ces trois produits étaient inférieurs aux valeurs déclarées par leurs fabricants.
Le riz enrichi est un riz conventionnel auquel sont ajoutés des vitamines, des minéraux ou d’autres nutriments. Cette catégorie vise à améliorer la valeur nutritionnelle d’un aliment de base, mais l’enquête cherche aussi à déterminer si ses prix de détail plus élevés reposent sur des bénéfices mesurables.
Moga Simatupang, directeur général chargé de la protection des consommateurs et de l’ordre commercial au ministère, a indiqué que les autorités avaient testé 12 des 40 marques de riz enrichi disposant d’une autorisation de distribution en Indonésie. Selon sa déclaration du 31 août 2026, les produits contrôlés représentaient plus de 10% des échantillons de riz enrichi autorisés.
Tous les échantillons respectent le seuil minimal
Chaque marque contrôlée satisfaisait à l’exigence minimale, fixée à 10% de la valeur nutritionnelle de référence indiquée sur l’étiquette ou de l’apport journalier recommandé. Ce seuil découle du règlement n° 2 de 2023 de l’Agence nationale de l’alimentation.
Le respect de ce minimum ne garantissait toutefois pas la conformité aux allégations propres à chaque emballage. Pour 9 des 12 marques, soit 75%, les teneurs correspondaient aux indications. Les 3 autres marques, représentant 25% du groupe testé, affichaient des niveaux inférieurs aux valeurs annoncées.
Le ministère a adressé des notifications formelles aux producteurs concernés afin qu’ils retirent le riz de la circulation et adaptent leurs produits aux teneurs déclarées. La publication ne précise ni l’identité des trois marques ni le volume, la valeur ou l’étendue géographique du rappel.
Une surveillance élargie des producteurs
Simatupang a averti que les fabricants pourraient encourir des sanctions pénales si du riz enrichi contenant moins de nutriments que la quantité déclarée continuait à circuler. La mesure concerne donc des allégations inexactes et non une violation du seuil réglementaire de base de 10%.
Le gouvernement avait déjà commencé à examiner les riz enrichis vendus nettement plus cher que les riz de qualité moyenne et supérieure. Le contrôle porte sur les vitamines et minéraux, la qualité physique du riz, le poids net, la légalité du produit, les procédés de fabrication et l’exactitude des informations imprimées sur l’emballage.
Hermawan, directeur chargé du contrôle de l’application des normes de sécurité et de qualité alimentaires à l’Agence nationale de l’alimentation, a déclaré le 6 août 2026 que l’enrichissement devait améliorer la valeur nutritionnelle sans servir de prétexte à des hausses de prix excessives. Selon lui, un riz plus cher doit apporter au consommateur une qualité et des bénéfices correspondants.
Conséquences pour le marché du riz enrichi
Le rappel renforce les exigences de conformité pour les producteurs, les transformateurs et les distributeurs de toute la catégorie. Les fabricants devront prouver que les nutriments ajoutés restent au niveau déclaré pendant la production, le stockage et la vente. Les détaillants pourraient également demander des justificatifs plus solides avant de proposer des produits enrichis vendus à prix élevé.
Pour les acteurs du marché, la différence entre le seuil réglementaire minimal et une allégation volontaire est essentielle. Un produit peut respecter le plancher légal tout en faisant l’objet d’un rappel si son emballage promet une teneur supérieure. Ces analyses pourraient donc conduire les autres marques autorisées en Indonésie à renforcer le contrôle des formulations, les vérifications en laboratoire et la révision des étiquettes.