Le piment œil-d’oiseau atteint 82 700 roupies le kilogramme en Indonésie
Le prix national du piment rouge œil-d’oiseau a atteint 82 700 roupies le kilogramme, contre près de 90 000 roupies à Jakarta. La baisse des arrivages depuis les régions productrices conduit la capitale à préparer des marchés à prix réduit.
Le piment rouge œil-d’oiseau mène la hausse
Les prix du piment rouge œil-d’oiseau ont fortement augmenté en Indonésie avec la diminution des approvisionnements provenant des principales régions productrices. Le Centre national d’information sur les prix alimentaires stratégiques, ou PIHPS, a relevé jeudi à 07 h 28, heure d’Indonésie centrale, un prix de détail national de 82 700 roupies le kilogramme. ANTARA a relayé ces données du PIHPS, administré par la Banque d’Indonésie.
À Jakarta, les prix étaient encore plus élevés et approchaient 90 000 roupies le kilogramme, selon Kompas. Le média attribue cette hausse à la réduction des livraisons depuis les bassins de production, et non à une décision du gouvernement provincial de Jakarta. L’écart avec la moyenne nationale illustre la pression supplémentaire que les contraintes de distribution peuvent exercer sur les grands marchés urbains.
Bisnis Indonesia a rapporté que la majorité des produits alimentaires suivis sur les marchés traditionnels s’inscrivaient en hausse le 3 septembre 2026. Les augmentations les plus fortes concernaient les piments. Dans les données du PIHPS, le piment rouge œil-d’oiseau restait nettement plus cher que les autres variétés.
Les autres variétés restent moins chères
Le PIHPS évaluait le gros piment rouge à 52 200 roupies le kilogramme et le piment rouge frisé à 56 950 roupies. Le piment vert œil-d’oiseau valait 62 100 roupies le kilogramme. La variété rouge affichait donc une prime de 20 600 roupies sur la variété verte et dépassait de plus de 25 000 roupies le piment rouge frisé.
Ces écarts comptent pour les grossistes, les transformateurs, les restaurants et les ménages, car les variétés ne sont pas toujours interchangeables dans la cuisine indonésienne. Quand la variété la plus forte se raréfie, la demande peut se reporter sur d’autres piments et diffuser la hausse à toute la catégorie. Les négociants ont également besoin de davantage de fonds de roulement et supportent plus de risques, car le piment frais est périssable et son prix réagit rapidement aux variations des livraisons.
La hausse actuelle tient principalement à l’offre intérieure et à la distribution. Les informations disponibles ne donnent aucune estimation des pertes de production, des volumes expédiés ou des importations, ce qui empêche encore de mesurer le déficit. Le niveau observé à Jakarta montre néanmoins que les tensions s’amplifient entre les régions productrices et le plus grand marché de consommation du pays.
Jakarta prépare des marchés à prix réduit
Le gouvernement provincial de Jakarta prépare des opérations de vente à prix réduit face à des cours proches de 90 000 roupies le kilogramme, a rapporté Kompas. Ces ventes peuvent soulager temporairement les consommateurs, mais leur effet dépendra des volumes proposés et de la reprise des livraisons depuis les régions productrices. Les informations disponibles ne précisent ni les quantités, ni les lieux, ni la date de lancement.
Plusieurs autres produits de base affichaient aussi des prix élevés dans le relevé du PIHPS. L’échalote coûtait 38 450 roupies le kilogramme et l’ail 39 450 roupies. Le riz de qualité inférieure se situait entre 14 650 et 14 850 roupies le kilogramme, le riz moyen entre 16 350 et 16 550, et le riz haut de gamme entre 17 300 et 17 800. La viande fraîche de poulet valait 42 600 roupies le kilogramme et les œufs 29 650 roupies.
Pour les producteurs de piment, la cherté au détail n’entraîne pas automatiquement une hausse équivalente du prix à la ferme, surtout si une baisse des récoltes ou des difficultés de transport réduit les volumes vendables. Distributeurs et détaillants doivent arbitrer entre pénurie et risque de détérioration, tandis que les restaurants et transformateurs peuvent modifier leurs achats ou leurs recettes. La trajectoire des prix dépendra du rétablissement des approvisionnements et de l’ampleur de l’intervention prévue à Jakarta.