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L’Indonésie exclut de défricher les forêts pour poursuivre son autonomie en riz

L’Indonésie poursuivra son programme national d’autosuffisance en riz sans ouvrir de zones forestières, selon investor.id. Le gouvernement prévoit d’appliquer la même approche à d’autres produits, ce qui renforce le rôle des rendements et des terres agricoles existantes.

Le gouvernement fixe une limite à l’usage des terres

Le gouvernement indonésien n’ouvrira pas de zones forestières en poursuivant son programme national d’autosuffisance en riz, selon investor.id. Cette décision fixe une limite claire à l’un des principaux objectifs agricoles du pays : l’augmentation de l’offre nationale de riz ne doit pas provenir de la conversion de forêts en terres cultivées.

Le gouvernement compte adopter une démarche similaire pour atteindre l’autosuffisance dans d’autres produits, rapporte investor.id. Les informations disponibles ne précisent ni les produits concernés, ni les objectifs de production, ni le calendrier. Elles n’indiquent pas non plus quelles mesures remplaceront l’expansion agricole dans les zones forestières.

Cette orientation réduit néanmoins les voies disponibles pour augmenter la production intérieure. Si la conversion des forêts est exclue, la croissance devra provenir des terres déjà agricoles, de terrains situés hors des zones forestières ou d’une meilleure performance du système de production existant. La combinaison de ces options déterminera la vitesse à laquelle le programme pourra accroître l’offre.

Les rendements et les terres existantes au premier plan

Pour les riziculteurs, la décision donne davantage de poids aux rendements, aux performances des cultures et à l’utilisation efficace des parcelles existantes. Elle renforce également l’importance de l’exécution : un objectif d’autosuffisance fondé sur la superficie agricole actuelle dépend de la capacité des exploitations à produire davantage de manière fiable sans nouvelles terres issues du défrichement.

L’annonce ne fournit aucun détail sur les semences, l’irrigation, les machines, les engrais, le financement ou les infrastructures après récolte. Ces domaines ne peuvent donc pas encore être considérés comme des composantes officielles de la politique. L’exclusion du défrichement signifie toutefois que tout futur dispositif sera principalement jugé sur sa capacité à augmenter ou à préserver la production dans les limites foncières autorisées.

La disponibilité des terres n’est qu’une partie de l’équation. Les volumes dépendent aussi de l’intensité d’exploitation des parcelles adaptées et de la capacité à préserver la production après la récolte. Faute d’objectifs chiffrés, le volume de riz supplémentaire attendu des superficies existantes et les indicateurs retenus pour mesurer les progrès vers l’autosuffisance restent inconnus.

Les effets commerciaux dépendront de l’exécution

Pour les négociants, les transformateurs et les importateurs de riz, l’effet commercial dépendra de la capacité de la politique à assurer une offre intérieure suffisante et régulière. L’objectif d’autosuffisance signale une volonté de s’appuyer davantage sur la production indonésienne, mais le compte rendu ne mentionne aucun objectif d’importation, calendrier d’achat ou changement des règles commerciales.

Cette distinction est essentielle. Un engagement sur l’usage des terres définit où la production supplémentaire ne doit pas avoir lieu, mais il ne détermine pas les volumes récoltés, leur date d’arrivée sur le marché ou la capacité de l’offre nationale à couvrir toute la demande. Les besoins d’importation ne pourront donc être évalués qu’après la publication des objectifs de production, des mesures d’application et des résultats des récoltes.

La même incertitude concerne les autres produits qui devraient relever de cette approche. Producteurs et investisseurs devront savoir quels produits seront retenus, quelles terres pourront être utilisées et quel soutien sera proposé. Pour l’heure, le gouvernement associe son programme d’autosuffisance à une limite imposée à la conversion des forêts, déplaçant le critère de réussite de l’extension des superficies vers la production mesurable de la base agricole existante.

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