Le CIC estime que l'Inde maintiendra ses exportations de riz malgré les risques climatiques
Arnaud Petit, directeur exécutif du Conseil international des céréales, a déclaré à CNBC-TV18 que la récolte de riz de l'Inde reste assez résiliente pour maintenir les volumes d'exportation malgré les risques climatiques. Il a désigné El Niño comme la principale menace pour la production mondiale de céréales et évoqué les perspectives du maïs et du soja.
L'Inde maintiendra ses exportations de riz malgré les risques climatiques
L'Inde devrait maintenir ses exportations de riz alors même que les risques climatiques s'accentuent, selon Arnaud Petit, directeur exécutif du Conseil international des céréales (CIC), interrogé par CNBC-TV18. Petit a indiqué que la récolte de riz du pays reste résiliente, un signal rassurant pour un marché mondial fortement dépendant de l'offre indienne.
Une récolte de riz résiliente
Dans l'entretien, Petit a souligné la résilience de la récolte indienne de riz comme fondement de son estimation selon laquelle les volumes d'exportation peuvent tenir. L'Inde est le premier exportateur mondial de riz, si bien que l'état de sa récolte pèse de manière disproportionnée pour les acheteurs d'Asie, d'Afrique et du Moyen-Orient. Lorsque l'offre indienne reste stable, la disponibilité mondiale de riz tend à rester stable elle aussi, et la pression sur les prix ressentie par les pays importateurs en cas de pénurie s'atténue. Une récolte résiliente laisse également à New Delhi moins de raisons de recourir aux restrictions à l'exportation qui ont déstabilisé le marché par le passé, et maintient le riz indien comme origine de référence pour la fixation des prix des autres exportateurs.
El Niño au-dessus du marché céréalier
Petit a également désigné El Niño comme un risque pour la production mondiale de céréales. Ce phénomène climatique, associé à des variations des précipitations et des températures dans les grandes régions de culture, peut réduire les rendements et introduire de l'incertitude dans les perspectives d'offre, même là où les cultures actuelles paraissent suffisantes. Le message du CIC sur le riz était toutefois que la récolte de l'Inde est bien placée pour résister à ce risque sans imposer de changement de politique d'exportation. Pour l'ensemble du complexe céréalier, El Niño demeure la variable la plus à même de resserrer rapidement les bilans.
Le maïs et le soja au centre de l'attention
Au-delà du riz, Petit a évoqué les perspectives du maïs et du soja, deux des matières premières agricoles les plus échangées. Toutes deux soutiennent l'élevage et l'industrie de transformation à l'échelle mondiale, et l'orientation de leurs prix détermine les coûts d'intrants d'acheteurs bien au-delà du commerce céréalier lui-même. Le CIC suit ces bilans dans le cadre de son évaluation des marchés mondiaux de céréales et d'oléagineux, et toute perturbation de la production par El Niño se répercuterait aussi bien sur les chaînes d'alimentation animale que sur celles de l'alimentation humaine.
Ce que cela signifie pour le commerce
Pour les importateurs et les exportateurs, le message central du CIC est celui de la continuité plutôt que de la rupture :
- les exportations indiennes de riz devraient se poursuivre, soutenant l'offre mondiale depuis l'origine dominante ;
- El Niño reste la variable clé à surveiller pour la production céréalière mondiale ;
- les bilans du maïs et du soja demeurent centraux pour la perspective plus large du commerce agricole.
L'évaluation, transmise par le Conseil international des céréales via CNBC-TV18, laisse entrevoir un commerce du riz plus stable que ne le suggèrent les gros titres climatiques, à condition que la récolte indienne réponde aux attentes de Petit. Pour les acheteurs qui planifient des approvisionnements en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient, cette continuité constitue le signal à retenir.