Hormozgan prévoit 200 000 tonnes de dattes et compte en exporter 20%
La province iranienne d’Hormozgan prévoit une récolte de 200 000 tonnes de dattes cette saison, selon IRNA. Environ 20% de la production est destinée aux marchés internationaux et 50 000 tonnes ont déjà été récoltées.
La récolte atteint 50 000 tonnes
La province d’Hormozgan, dans le sud de l’Iran, prévoit une récolte de dattes de 200 000 tonnes cette saison. Ce volume fournirait une offre importante pour la consommation intérieure comme pour l’exportation. IRNA a rapporté cette prévision en citant le directeur des affaires horticoles de l’Organisation provinciale du djihad agricole.
Depuis le début de la récolte à la mi-juin, les producteurs avaient ramassé 50 000 tonnes dans les palmeraies de la province, selon le responsable. Ce volume représente un quart de la production attendue et indique que la majorité des disponibilités prévues n’était pas encore arrivée sur le marché lors de la publication. La prévision porte sur des dattes de qualité, mais le résumé publié par IRNA ne fournit pas de ventilation par variété, bassin de production ou rendement attendu.
Un cinquième de la production destiné à l’exportation
Hormozgan prévoit d’envoyer environ 20% de sa production de dattes sur les marchés internationaux. Si la récolte atteint les 200 000 tonnes annoncées, le volume réservé à l’exportation serait d’environ 40 000 tonnes. Les 80% restants, soit quelque 160 000 tonnes, seraient disponibles pour le marché intérieur iranien. Ces volumes sont calculés à partir de la prévision de production et de la part exportée, et non publiés séparément par IRNA.
Cette répartition fait de la demande étrangère un débouché important, sans en faire la destination dominante. Les acheteurs nationaux absorberont toujours la majorité de la récolte. Le rythme des ventes, du stockage et de la transformation en Iran restera donc déterminant pour la formation des prix. Les exportateurs devront de leur côté trouver des acheteurs et organiser le tri, le conditionnement et l’expédition d’un volume significatif, mais clairement délimité.
L’effet sur le marché dépendra de l’exécution
Les 50 000 tonnes déjà récoltées constituent une première base d’approvisionnement pour les transformateurs et les négociants, mais l’écart avec la prévision de 200 000 tonnes reste considérable. La réalisation de l’objectif dépendra de l’achèvement de la récolte dans toute la province. Les informations disponibles ne donnent ni prix à la production, ni valeur des exportations, ni pays de destination, ni comparaison avec la campagne précédente. Il n’est donc pas possible d’évaluer les recettes ou l’évolution annuelle.
À mesure que de nouveaux volumes arriveront, la répartition entre ventes nationales et exportations influencera la sélection qualitative et les décisions commerciales des producteurs. Les lots exportables devront trouver des commandes à l’étranger, tandis que le volume intérieur, nettement supérieur, devra passer par les circuits iraniens de gros, de détail et de transformation. L’enjeu n’est donc pas seulement d’atteindre 200 000 tonnes, mais aussi d’écouler environ un cinquième de cette offre à l’étranger sans accentuer la pression sur le marché intérieur.