Haridwar lance un pilote de basmati Pusa sur 40 hectares visant l’exportation
Le district de Haridwar a intégré 87 agriculteurs à un projet pilote de riz Pusa Basmati 1718 sur 40 hectares. Le programme fournit gratuitement les semences et un appui à la production, tandis que les débouchés internationaux seront étudiés après la récolte avec le projet REAP.
Des agriculteurs mobilisés dans deux blocs
Le district de Haridwar, dans l’État indien de l’Uttarakhand, a lancé un projet pilote de 40 hectares destiné à développer la production de riz Pusa Basmati et à relier les agriculteurs participants à des marchés plus rémunérateurs. Selon Jagran, l’initiative s’inscrit dans un pilote dirigé par le responsable du développement de Haridwar, le docteur Lalit Narayan Mishra, et couvre les blocs de Bhagwanpur et Bahadrabad.
Le service de l’Agriculture a recruté 87 agriculteurs et leur a fourni gratuitement des semences financées par le budget de planification du district. À Bahadrabad, 56 producteurs des secteurs de Laldhang, Shyampur et Gaindikhatta cultivent environ 20 hectares. Trente et un autres agriculteurs des villages de Khubbanpur et Alawalpur, à Bhagwanpur, exploitent 20 hectares supplémentaires. Les deux groupes ont planté la variété Pusa Basmati 1718 et le repiquage a commencé. Jagran indique qu’environ six quintaux de semences ont été attribués à chaque bloc.
L’accès à l’export reste un objectif après récolte
Le programme va au-delà de la distribution de semences. Le service de l’Agriculture prévoit d’accompagner le suivi des cultures, la production puis la commercialisation. Après la récolte, les autorités travailleront avec le projet REAP pour examiner les possibilités d’exportation. Aucun acheteur étranger, contrat, marché cible, volume exportable ou prix attendu à la ferme n’a encore été annoncé.
Cette distinction compte pour les participants. Après la récolte, ils dépendent généralement des marchés de gros locaux ou des commissionnaires, selon Jagran. Un circuit de vente organisé élargirait leurs options, mais le résultat commercial dépendra du rendement, de la qualité du grain, de la traçabilité et des conditions proposées par les transformateurs et les négociants. Les autorités veulent également répondre à la demande de Haridwar et des zones voisines, ce qui pourrait éviter aux producteurs d’expédier leur récolte vers des marchés plus éloignés.
La qualité conditionnera l’extension du projet
Haridwar appartient déjà à la zone d’indication géographique du basmati indien. Citant l’Autorité indienne de développement des exportations de produits agricoles et alimentaires transformés, Jagran rapporte que cette zone comprend l’Uttarakhand, le Pendjab, l’Haryana, l’Himachal Pradesh, Delhi, 30 districts de l’ouest de l’Uttar Pradesh et trois districts du Jammu-et-Cachemire. La publication évalue aussi les exportations indiennes de basmati en 2025-26 à environ 6,52 millions de tonnes métriques, pour 501,38 milliards de roupies, soit 5,67 milliards de dollars.
L’emploi d’engrais organiques est d’abord prévu dans le bloc de Bahadrabad. Jagran souligne que les établissements exportant vers l’Arabie saoudite doivent respecter les normes internationales de gestion de la sécurité alimentaire, ce qui illustre les exigences applicables si le pilote rejoint les chaînes d’exportation. Le service évaluera les résultats de production et de commercialisation avant d’intégrer davantage d’agriculteurs ou d’étendre les surfaces ailleurs dans Haridwar. La première récolte devra donc montrer si les semences gratuites et l’appui technique peuvent produire une qualité régulière, des ventes organisées et un revenu agricole supérieur.