La Grèce fixe ses priorités de financement et de transformation pour le riz
La Grèce associe des aides directes aux riziculteurs à de nouvelles solutions de financement des investissements et du fonds de roulement. Le gouvernement veut aussi mieux relier production, systèmes de qualité, transformation et valorisation commerciale afin de conserver davantage de valeur ajoutée dans le pays.
Un soutien allant des exploitations à la transformation
La Grèce a présenté un programme étendu pour renforcer sa filière rizicole grâce aux aides aux producteurs, au financement des investissements, aux systèmes de qualité et à la modernisation de la transformation. Argiro Zerva, secrétaire générale aux ressources de l’Union et aux infrastructures du ministère du Développement rural et de l’Alimentation, en a détaillé les priorités lors du 3e Festival du riz. Organisé par l’Association grecque des rizeries, l’événement s’est tenu les 19 et 20 septembre à Thessalonique.
Selon Agronews, Zerva a plaidé pour une politique couvrant toute la chaîne de valeur du riz grec, de la culture et de la qualité à la transformation, au conditionnement et à la commercialisation sur les marchés national et international. L’objectif n’est pas seulement de produire un riz de qualité, mais aussi d’accroître sa valeur commerciale et d’en conserver une part plus importante en Grèce.
Des aides directes pour les producteurs
Les riziculteurs ont reçu cette année le niveau maximal de l’aide couplée, soit 34,5 € par stremma, a indiqué Zerva. Une enveloppe supplémentaire de 22 millions d’euros a été distribuée sous forme d’aides de minimis, soit 70 € par stremma. Un stremma équivaut à 0,1 hectare, ce qui porte les deux montants respectivement à 345 € et 700 € par hectare.
Thessaliki Gi rapporte également que le ministère prépare une nouvelle intervention consacrée à la lutte alternative contre les adventices par faux semis. Cette méthode favorise leur levée avant l’implantation du riz afin de les éliminer ensuite. Elle doit compléter l’aide à l’adhésion des riziculteurs aux systèmes nationaux de qualité, en rapprochant les pratiques de production, l’identité du produit et son positionnement commercial.
Financer les investissements et le fonds de roulement
Le Fonds pour l’entrepreneuriat agricole devrait proposer de nouvelles solutions de financement pour les projets d’investissement et le fonds de roulement. Les informations publiées ne précisent ni le montant, ni le calendrier, ni les conditions de crédit. Ces paramètres détermineront si le dispositif finance seulement des améliorations progressives ou permet des projets de modernisation plus importants.
La transformation occupe une place centrale dans l’approche du gouvernement. Selon Business Daily, Zerva l’a présentée comme essentielle pour renforcer la compétitivité et accroître la valeur ajoutée de la production grecque. Une meilleure coordination entre riziculteurs, rizeries, conditionneurs et marché pourrait favoriser les produits différenciés et réduire la dépendance envers le riz non transformé ou les volumes standardisés.
La filière invitée au débat sur la PAC
Zerva a invité l’Association grecque des rizeries à participer activement au dialogue national sur la Politique agricole commune pour 2028–2034. L’organisation doit soumettre des propositions sur l’avenir de la riziculture et de l’ensemble du secteur agroalimentaire grec. Producteurs et transformateurs pourront ainsi exprimer leurs besoins avant la définition de la prochaine période.
L’orientation annoncée associe un soutien immédiat aux revenus à des mesures de long terme concernant l’agronomie, le financement, la certification, les marques et les capacités industrielles. Aucun objectif de production, de transformation ou d’exportation n’a été communiqué. L’effet commercial dépendra donc de la conception et de l’utilisation des outils financiers, de l’application de la mesure contre les adventices et de la capacité de la filière à convertir la qualité et l’origine grecque en ventes à plus forte valeur.